JiiRÙMb: DE Moravie, ouviage tléjà cité, cha}). xxviii
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u In noniinr ls('inl)arl joiioil (ruiKM'ubrbc, cL, en jouant, un nonuné Le Haslard se |)i-inl à danser. » {LilL remis. ^ an \VM).
a Hoiissel el Gay<;iiat priment à jouer, l'un d'une lluste, Taulre d\u\(\ rubebe, el ainsi que les aulcuns dansoient. » (//y/W., an i;{95.)
(( Avec lesquels cornpaignons estoit un nommé François Gontaud, qui sonnait d'une rubèbe, et allèrent danser. » (//>/>/., an 1458.)
Ce rôle était, d'ailleurs, celui des viéles en général ; mais la rubèbe paraît avoir été plus particulièrement entre les mains des ménétriers de second ordre, pour figurer dans les fêtes bourgeoises, populaires et champêtres. Du reste, tous les instruments à archet, montés seulement de deux ou de trois cordes ont été dans le même cas, on les voit toujours défrayant les concerts du peuple, et cela en tous pays.
De même que la lyra, dont elle est un des dérivés, la rubèbe n'avait ni éclisses ni manche; sa caisse de résonance, à fond bombé, se prolongeait en s'amincissant jusqu'au cheviller.
Coussemaker et Kastner croient qu'elle devait être de plus grande dimension que la vièle. Tel n'est pas notre avis, car on la jouait en la tenant comme le violon, et, pour cette raison, on ne pouvait en augmenter la taille. Son accord, donné par Jérôme de Moravie, montre, il est vrai, qu'on y obtenait des sons graves ; mais employait-on toujours cet accord? N'était-il pas spécial pour exécuter des mélodies lentes? Ne le modifiait-on pas quand il s'agissait de faire danser aux sons de la rubèbe ? Cela ne nous paraît pas douteux. En tout cas, même en s'y conformant, il aurait été bien inutile que les proportions de la rubèbe
dépassassent celles de la vièle, attendu qu'avec la disposition de cet accord, si elle montait moins dans l'aigu, elle ne descendait pas non plus autant dans le grave que celle dernière. De sorte que, par suite de ce fait, il n'y aurait rien d'impossible à ce que la rubèbe fût la plus petite des deux.
Aymeric de Peyrac, poêle du xni' siècle, qui se sert un des premiers, du mot rebec pour désigner la rubèbe, dit que cet instrument rendait des sons aigus imitant les voix de femmes :
Quidam rebccam arcuabant, Quasi muliebrem vocem configenles'.
Gerson, un autre auteur de la même époque, expliquant les paroles du psaume Laudale eum in chordis et organo^ établit aussi que la rubèbe était plus petite que la vièle ^
Tous ces textes ont jeté le doute dans l'esprit de nos modernes musicographes et fait naître des opinions diverses : — « Comment, dit Coussemaker, expliquer cette contradiction? Faut-il admettre que l'accord enseigné par Jérôme de Moravie doive être haussé d'une octave? Cela ne paraît guère vraisemblable ^ >> — Kastner n'est pas moins indécis : « La différence de ces témoignages, dit-il, ferait supposer que le rebec et la rubèbe, dans le siècle où vivaient les deux écrivains précités (Jérôme de Moravie et Aymeric de Peyrac), c'est-à-dire dans le xni% n'étaient peut-être pas des instruments tout à fait identiques, mais deux variétés de l'espèce. » Et parlant de Gerson : <( Cependant, il ne paraît pas que