‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets; (volume 2)Chapitre 97 sur 151 · BASSES DE VIOLE A SIX CORDES · texte numérisé non relu

BASSES DE VIOLE A SIX CORDES

Triomphe de Maximilien, par Albert DUrer (xvi'" siècle).

mt'eur Maximilien^ dessiné par Albei't Durer, planche XVIll. Elles sont montées de six cordes attachées à un cordier très court et passent sur un chevalet qui n'a pas été oublié par le grand artiste. Les échancrures sont moins grandes que sur le dessin de Prœtorius, et il n'y a pas de rosace; les deux ouïes se trouvent à la place habituelle. La touche s'avance un peu au-dessus de la table, les divisions y sont

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Jost Amman, qui nous montre un aleliei* de luthier, où le maître^ de céans, délaissant ses outils et les instruments qu'il a commencé de fabriquer, joue du luth [)Our se distraire en attendant l'arrivée des clients, a

aussi dessiné un trio de musiciens ambulants allemands, dont l'un joue d'une sorte de petite gigue, et les deux autres de très grandes basses ou plutôt Q.onl rebasses de viole. Les sons aigres de la gigue, se combinant avec les ronfleiuents de ces grandes basses devaient certainement i)r(xluire un effet bizarre et peu harmonieux. On se figure mal la Sérénade de l'immortel Beethoven exécutée par un sendjlable trio. Toutefois les instruments, les grands surtout, méritent fju'on les examine, car nous n'en rencontrerons pas très

ATi:i- J i:i; D i; luth ii:ii Par J. Amman (xvi'" siècle

souvent de ce modèle. Ils ont des caisses tout à l'ait plates et très basses d'éclisses. Deux ouïes se voient sur la table d'harmonie, en dessous des échancrures, de chaque côté du cordier, auquel sont attachées les trois cordes, qui passent ensuite sur un chevalet arrondi. Les manches, très longs et peu larges, semblent avoir des divisions. Les chevillers recourbés se terminent par des volutes. Les deux musiciens scient les cordes en travers , avec de grands archets. L'un d'eux, celui qui tourne le dos, joue à la première position, tandis que l'autre^ qui est vu de face, a sa main gauche avancée sur le manche et presse les cordes à la quatrième case.

Avec la planche XX de Preetorius, nous retrouvons des instruments artistiques. Les cinq violes qui y sont dessinées et qui paraissent Têtre avec beaucoup de soin et d'exactitude, ont toutes leurs tables d'harmonie voûtées. Il n'est pas douteux que ces voûtes devaient exister depuis longtemps déjà sur les violes montées d'un certain nombre de cordes, car elles offrent une très grande force de résistance et permettent, par conséquent, à l'instrument de supporter plus facilement le tirage des cordes; de plus, elles sont très favorables à la sonorité. Cependant, comme c'est la première fois qu'on les remarque sur les nombreuses

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