‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets; (volume 2)Chapitre 98 sur 151 · VIOLES · texte numérisé non relu

VIOLES

D'après Praetorius ('début du xvi*" siècle).

ganibe » de fçrandenrs très différentes, quoique faites sur le même modèle. Il est assez curieux de constater que la même dénomination s'apj)li(iuait à des instruments de dia-

1. Grlfkydi) Davydd du bien <lans sn do^^criplion du crouUi à six cordes ([ue le dos y était voùlt!', mais ce détail ne se voit pas sur le dessin d'Edward Joncs.

pasons divers, car h pi'omière vue on prendrait plul(M ces trois violes pour un alto ou ténor, une basse et une contrebasse, cpie pour trois basses. Ceci nous amène à croire que la qualification de « viola a gambe » donnée à une viole, indiquait seulement la manière dont on la tenait pour la

jouer, mais n'impliquait pas pour cela que c'était une basse.

Ces trois instruments ont les bords de leurs tables décorées de doubles filets; ceux des cordiers le sont aussi. — 11 n'y a pas de boulon dans redisse pour accrocher le cordier, comme cela se pratique sur le violon; mais une petite barre de bois est collée en travers de cette éclisse et dépasse les bords de la table supérieure; c'est elle qui entre dans une ouverture ménagée à l'extrémité du cordier, et le fixe d'une façon assez rigide. — Les deux ouïes ont la forme de C, et se trouvent, comme sur nos instruments modernes, de chaque côté du chevalet, lequel n'est pas plat, mais arrondi, afin de permettre à l'archet de passer sur une seule corde, sans toucher ses voisines.

— Le haut de la caisse s'amincit pour arriver au manche, qui n'est pas fixé à angle droit dans redisse. — Les touches, qui s'avancent un peu au-dessus des tables d'harmonie, sont garnies de sept cases, placées à égale distance l'une de l'autre, et faites avec des liens qui entourent à la fois la touche et la poignée du manche. — Une tête sculptée se voit à l'extrémité de chacun des chevillers; ceux-ci ne sont pas plus renversés que de nos jours,

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