‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets (volume 3)Chapitre 119 sur 158 · PARDESSUS DE VIOLE OU QUINTOTS' DE LOUIS GUERSAN · texte numérisé non relu

PARDESSUS DE VIOLE OU QUINTOTS' DE LOUIS GUERSAN

filées. Nous faisons remarquer cependant que, sur le dessin de Praetorius,les deux cordes, dont on distingue très bien le filage, sont attachées, ainsi que leurs voisines, avec des bouclettes.

La tenue de l'instrument est excellente ainsi que la position de la main gauche, dont les doigts s'arrondissent au-dessus des cordes. Le personnage tient l'archet comme l'on faisait dans ce temps-là, c'est-à-dire les doigts en dessous de la baguette et le pouce au-dessus, mais il le tire très droit.

Presque tous les luthiers français ont construit des pardessus de viole ou quinlons vers le milieu du XVIIIe siècle.

(Paris, 1768).

Ces instruments, dont le son est dur et sec, n'ont presque pas été joués. Nous en reproduisons un de Louis Guersan, daté de 1768, qui est en parfait état de conservation et n'a pas subi la plus petite réparation. Le fond et les éclisses y sont en bois de deux couleurs; le vernis est jaune; la table d'harmonie est voûtée; celle du fond est plate et coupée en sifflet prés du manche ; les bords, qui sont ornés de doubles filets, ne dépassent pas les éclisses, et le cheviller finement sculpté, se termine par une ravissante tête de femme. L'instrument mesure :

Longueur totale (V20

de la caisse. . . 820

Largeur du bas 195

du milieu .... 1 10

— du haut i55

Hauteur des éclisses, en

bas 57

des éclisses, en haut 55

— des éclisses, près

du manche. . 4$ Longueur des ouïes .... (>4

de la poignée du manche. . . . ia5

du cheviller, depuis le sillet jusqu'à l'extrémité de la tète. i3j

milhm.

Page 1