Instruments à archet, t. I, p
2. Bibl de l'École des Chartes, 1841-1842, t. III, p. 319. Cité pflr Vidal ::. Bibl. Hat., mss. ii-, , 11709.
i. Constant Pierre. Les fadeurs d'instruments de musique^ p. "/.
dantc, se firent rattacher à celle des « forcetiers1 », dont ils relevaient plus spécialement par la nature de leur travail, afin de bénéficier des mêmes avantages et privilèges. Voici ce document :
« En l'an de grâce mil ce iiijxx et xvij, le merquedi après la my-aoust, furent présent par devant nous Robert Mang, lors garde de la prévosté de Paris, Hen. l'Escot, Guill. d'Amiens et Rog. l'Englois, feseeurs de trompes, si corne ils disoient, affermanz que en toute la ville de Paris n'avoit ouvreers de leur mestier, lors hostelx des trois persones desubs dictes ; et nous requistren en suppliant, par le proufict le Roi, et pour amender leur mestier, que ils fussent gardez et maintenuz selonc les conditions den dict mestier de forceterie en la fourme desubs escripte ; et que uns des mestres den dict mestier de forceterie et li uns d'els, fussent gerdes de l'œuvre des trompeors en tel manière que cil qui seroit garde den mestier, ne les autres trompeors ne puissent riens demander ne reclamer en dit mestier de forceterie ne euvrier de celui mestier.
« Et nous, leur requeste oye, den consentement et de la volenté de Adam le forcetier, de Jehan le Piquet mestres du mestier de forceterie, présenz à ce pardevant nous, leur avons octroie leur requeste en la fourme desubs dicte, sauf autruy droict.
« En tesmoing de quoy, etc. a. »
Plus tard, les « feseeurs de trompes » durent se joindre aux chaudronniers, car on voit figurer parmi ceux-ci, dans VA imanach Dauphin, de 1777, Carlier, célèbre pour la fabrication des cors de chasse, trompettes et timbales.
A Rouen, les faiseurs d'instruments se réunirent à la
1. Selon Du Cange, les forcetiers étaient les fabricants d'objets, et surtout de coffres, en fer ou en cuivre.
2. Ordonnances sur le commerce cl les métiers vendues par lés prévôts de Paris depuis 1-210 jusqu'à l'un {300, publié par (i.-lî. Depping, Paris, 18J7, p. 3G0.
corporation des ménétriers et maîtres de danse de cette ville. Charles VII confirma leurs statuts en 1454, et de nouveaux privilèges leur furent accordés en 1611 et 1717 1. Mais, relativement à Paris, aucun document ne vient nous renseigner sur la situation occupée par ces artisans, entre l'ordonnance de 1297, reproduite plus haut, et les lettres patentes portant création de la communauté des faiseurs d'instruments de musique délivrées par Henri IV, au mois de juillet 1599, et que voici :
« Lettres -de création du métier de faiseur d'uist rumens de musique en maîtrise et de leurs privilèges et statuts.
« Henry, par la grâce de Dieu, Roy de France et de Navarre, à tous présens et à venir, salut :
« Par notre édit de rétablissement et règlement général fait sur tous les arts, trafics, métiers et maîtrises, jurez et non jurés de ce royaume, du mois d'avril 1597, nous aurions entr'autres choses, par le quatrième article d'iceluy, ordonné que lous marchands et artisans des villes et bourgs et bourgades de ce royaume, non jurés ny encore établis en jurande es-dites villes et faux-bourgs, nous payroient la finance à laquelle ils seroient pour ce taxez en notre Conseil, eu égard à la qualité dud. métier, et pour eslrc leur dit métier juré; à quoy nos bien amez et féaux, les maîtres faiseurs d'instrumens de musique de notre dilte ville de Paris, demandant de jouir dud. bénéfice et privilège, nous auroient payé finance au commis de la recette générale desd. deniers, la somme à laquelle ils auroient été taxez en notre Conseil, comme de ce appert des quittances dud. commis y attachées, avec le dit édit, sous le contrescel de notre chancellerie, et nous auroient très humblement supplié et requis leur en octroyer nos lettres pour ce néces-