‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets (volume 3)Chapitre 29 sur 158 · VIÈLE RONDE A. QUATRE CORDES · texte numérisé non relu

VIÈLE RONDE A. QUATRE CORDES

Portail de la cathédrale Saint-Jean, à Lyon (xmc siècle).

Parmi les anges musiciens qui décorent le grand portail de la cathédrale Saint-Jean, à Lyon, du xme siècle, il y en a deux qui jouent des vièles montées de quatre cordes.

Celui qui est tout en haut, à gauche, tient ou plutôt tenait une vièle ronde, car ses deux mains sont brisées. Il ne reste, de l'archet, que la partie se trouvant au-dessus de l'instrument, et son adhérence empêche de se rendre

compte s'il y a deux ouïes ou simplement un trou rond au-dessous des cordes.

L'autre quiestégalement tout en haut, mais à droite, faisant vis-à-vis au premier, joue d'une grande vièle , en forme de guitare, sans échancrures, qu'il tient appuyée surs'on épaule.

Comme sur l'exemple précédent, les quatre cordes s'y distinguent parfaitement ainsi que le cordier, le chevalet, les chevilles etles deux ouïes taillées en S très allongées, de chaque côté et au milieu de la table.

Sur un vase ou plat à eau émaillé, du xiuc siècle, trouvé près de Soissons, qui est maintenant à la Bibliothèque nationale, au cabinet des médailles, et dont Coussemaker a donné un très beau dessin1, sont représentées deux harpes

Page 1