‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets (volume 3)Chapitre 52 sur 158 · Antoine Stradivari, p. 29 el · texte numérisé non relu

Antoine Stradivari, p. 29 el

Balbulus, moine de SainL-Gall, au xc siècle, sur le symbole d'Athanase. « Passage rapporté par du Cange1 ainsi que par Scbilter2, et que ce pauvre Bottée n'entend pas, quoique le sens soit très clair3. » Le deuxième est emprunté à la LXXXIX0 lettre do saint Boniface, apôtre de l'Allemagne et archevêque de Mayence, qui vécut dans le vme siècle, où il est dit : « Je me réjouis d'avoir un cithariste qui puisse jouer de la cithare, que nous appelons rotta \ » Et Fétis ajoute :

« La voila, vola, rôle ou rolhe était donc une cithare, non la cithare antique, qui était une lyre dont on jouait en l'appuyant sur la partie supérieure de la poilrine, mais la cithare teutonique, formée des modifications introduites dans la forme du psaltérion et dans le nombre de ses cordes. Ces modifications de la forme consistaient dans l'arrondissement des angles du delta ; et c'est de là précisément que lui venait son nom rola [instrumentum rotiindum) . »

Nous estimons qu'il serait bien inutile, après ce qui précède, de rechercher plus longtemps le texte inconnu et demandé plus haut par Fétis, puisque celui qu'on vient de lire, le sien, nous fournira l'explication désirée, attendue, qui va clore, espérons-le, l'ère des polémiques si pénibles et si ardues que nous a values la double application du mot rote.

Il suffira, pour cela, de se reporter à notre description du crouth à trois cordes du manuscrit de Limoges, où nous disons, que le crouth « se rapproche beaucoup, comme construction, de la cythara teutonia, à cordes pincées, dont

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