‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets;Chapitre 13 sur 181 · Bibl. ix.il.. m · texte numérisé non relu

Bibl. ix.il.. m

.1 français. n° 7833 pièce n 24 I ile pai \ idal

Cet arliste se lil une grande réputation, d'abord par son talent sur le violon, puis comme organisateur de ballets.

Ce l'ut lui qui composa le fameux Ballet comique de la Royne fait aux nopces de M . le dur de Joyeuse et de mademoiselle de Vaudémont, représenté le 15 octobre 1581, dans la grande salle de l'hôtel de Bourgogne. Le programme de la fête nous apprend qu'on y avait élevé « deux galleries l'une sur l'autre, avec des accoudouers et balustres dorez, et à un bout de ladite salle qui regarde au levant, vous voyez un demithéâtre <>. L'auteur « a inscrit comique », dit-il dans un avis à son lecteur, « plus pour la belle, tranquille et heureuse conclusion où il se termine, que pour la qualité de- personsonnages, qui -ont presque ton- de- dieux et des déesses ou autres personnes héroïques. >>

Ballliazarini ne composa pas la musique de ce divertissement, il chargea de ce soin deux musiciens de la Chambre du roi, le sieur Beaulieu et maître Salmon. L'aumônier de la Cour, le sieur de la Chesnoye, en fit les vers, aidé, dit-on, par Baïf et Bonsard. Jacques Patin, peintre du roi, exécuta les décors. Ballliazarini conçut le plan et dirigea l'exécution ; il fut l'inventeur et l'ordonnateur de cette fêle merveilleuse, qui coûta, dit l'Etoile, douze cent mille écus.

L'enchanteresse Circé était l'héroïne de ce ballet.

Désolée, et ne pouvant se consoler du départ d'un gentilhomme, tdle se met à sa poursuite. Le fugitif vient chercher asile à la Cour du roi Henri 111. Tous les dieux et toutes les déesses de l'Olympe, les tritons, les naïades, les sirènes, le dieu Pan et les satyres s'intéressenl ;'i son sort et veulent le soustraire à la colère de Circé. Jupiter foudroie l'enchanteresse, puis la conduit chargée de chaînes, devant le roi. qui lui pardonne. Jupiter lui présente alors ses deux enfants qui vont se jeter aux pieds de Sa Majesté.

Circé sortait de son jardin sur l'air de la Clochette, joué gaîment par vingt violons, qui excitaient le plus vif enthousiasme.

Le Ballet comique de la Royne fut dédié à Henri III. Sa représentation dura de dix heures du soir jusqu'à trois

heures après minuit « sans qu'une telle longueur e lyasl

ni depleusl aux assistans, tel étoil H si grand le contentement de chacun ' ».

Les ballets <le la Cour n'étaient pas toujours aussi somptueux; ceux dont les airs furent composés par Chevalier. violon de la Chambre sous Henri IV et sous Louis XIII, semblent être purement comiques, si l'on en juge par leurs titres : le Ballet des enfants fourrés de malice, le Ballet des morfondus, le Ballet des souffleurs d'alchimie et des vieilles sorcièn v, le Ballet des maîtres de comptes et des marguilliers, le Ballet des chambrières à louer, etc.

On en donna encore de très importants sous Louis XIII, et les violons étaient de la partie soit comme acteurs ou exécutants. Ils ne pouvaient, il est vrai, se trouver en meilleure compagnie, car les plus grands personnages «le la Cour \ figuraient avec eux.

Le Triomphe de Minerve fut donné au Louvre, le 19 mars 1615. Mademoiselle de France représentai! Minerve :

u Dans cette mer passoit une musique de tritons qui sonnoil un air sur îles hautbois, et après eux venoil encore, en la dicte mer, la musique de la Chambre du Roy, veslue de rozeaux artificiels d'or et de soye, et le reste de l'habil de salin recouvert de clinquant d'or. Olte musique sortoil peu à peu de la mer '. »

C'est pendant le carnaval de 1626 que l'on donna la plucurieuse de ces représentations, sou- le titre de : les Doubles-femmes', les violons du roi y tirent leur entrée :

» Habillez de sorte qu'ils paroissoienl toucher leurs ins- I rumens par derrière; mais c'esl qu'en effel ils avançoienl à

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