‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets;Chapitre 132 sur 181 · V> 224. Calai · texte numérisé non relu

V> 224. Calai

Gassineau. — Paris, 1770.

Castagneri (André). — Paris, 1730-1750 environ. Luthier d'origine italienne installé dans les dépendances de l'hôtel de Soissons' :

£ Andrc Caftagneri Fairà Paris ^

à l'Hôtel de Soi/Tons 1793.9

Instruments bien faits, de bonne sonorité et recouverts d'un vernis jaune un peu sec, qui passent assez souvent pour de véritables italiens :

£ ANDREA CASTAGNERI nell * * Pallazzo di SœlTone.Panggi 1/^ £

Caussin (François). — Neufchâteau Vosges. 1845-1875 environ. Jolis violons, à voûtes assez élevées, habilement vernis en imitations de vieux, irrégulièrement diapasonnés et contenant des étiquettes ronflantes. 11 venait tous les ans à Paris, avec des caisses pleines de violons, qu'il écoulait assez facilement chez les luthiers de la capitale. On appelle couramment aujourd'hui, en fabrique : violons Caussin », ceux qui sont vernis à sa manière.

Caussin aîné). — Rouve-la-Chétive, près Neufchâteau (Vosges . Frère du précédent, pour lequel il travailla exclusivement.

Chalon. — • Châlons-sur-Marne, 1812. Luthier el facteur d'instruments à vent.

Champion (René). — Paris. I T : ; 1 — 1 756! 11 habita d'abord

1. Situé entre les rues : 1 oquillière, des Deux l • us, du Pour el de Grenelle, où il occupai! un vaste emplacement, l'hôtel de Soissons disparut en 11

pour faire place à une espèce de I 'se où ion négociail le papier de Law.

Pioamo] Di iv Forci Description historique de la ville de Paris, t. III, p. 235 et suiv. Cité par Vidal .

rue îles Bourdonnais, puis rue ol coin de l'Echelle du Temple :

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IRene Champion, rua &: coing @ S

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Jolie lutherie, rappelant celle de Bocquay, vernis jaune. C'est sans doute sa veuve qui est mentionnée sur YAlmanach musical de I 775-1 "77 '.

Champion (Jean-Baptiste). — Paris, 1783. Est-ce le lils du précédent? Il est peu connu.

Chanot (Joseph). — Mirecourl. 1760 f 's;!,) environ. Lutherie ordinaire. Vernis tantôt rouée ou brun foncé. Marque au feu, à l'intérieur.

Chanot (Francis). — Mirecourt 1788 f Rochefort 1823. Fils aîné du précédent.

Ingénieur de la marine, savant distingué. Rendu à la vie privée, sous la Restauration, il eut l'idée, avant Savart, de modifier la l'orme traditionnelle du violon, dans l'espoir d'obtenir une meilleure sonorité. Pour cela il adopta la l'orme guitare (à peu près comme l'alto de Pietro Guarneri, que nous avons reproduit2].

Les f f furent remplacées par des ouvertures presque droites; les tables n'eurent plus de bords dépassant les éclisses ; un filet, ébène et ivoire, borda le tout, même les ouïes; un allache-cordes, comme celui des guitares remplaça le cordier; et la volute fut renversée, c'est-à-dire que sa spirale se trouva au-dessous du cheviller. Celte dernière particularité, d'un effet peu gracieux, rendait très facile la pose de la deuxième corde.

Ce violon ainsi modifié, reçut l'approbation de l'Académie des Sciences, et aussi de relie des Beaux-Arts3. Un très

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