‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets;Chapitre 172 sur 181 · X» 139. Calai., L88i · texte numérisé non relu

X» 139. Calai., L88i

Villaume et Giron. — Troyes, 17Tn. Lutherie assez bien faite.

| VILLAUME & GIRON, | | Luthiers à Trayes. , 1

■^^rî^crfc?^

Vinatte (André). — Lyon, 1568. Faiseur de violes. Vissenaire. - Lyon, 1830-1870 environ. Originaire de Mirecourt. II a fait quelques violons et beaucoup de guitares. Etiquette imprimée :

Réparé par

Vissennaire

Md luthier

à Lyon

Place Confort N" 16.

Vissenaire frères. — Lyon, seconde moitié du xixc siècle. Fils et successeurs du précédent. L'aîné avait travaillé chez Bernardel père, à Paris, et fabriquait une colophane spéciale. L. Nicolas Vissenaire, le plus jeune, ne quitta pas Lyon, et fut pendant longtemps second violon à l'orchestre du grand théâtre de cette ville. A la mort du père. Nicolas tint la maison pendant quelque temps :

Nicolas* Vissenaire , Lu

des Jacobins, a LySn, 1

thier an

Puis il s'associa avec son frère. En 1872, M. F. Mangin, directeur-fondateur du Conservatoire de musique, à Lyon, les nomma luthiers de cette École :

Vissenaire frères .Luthiers Fournisseurs du Çqnservaloire ' ;V Place des Jacobins L-yon.lan^gTi^

386 LES ANCÊTRES Dr VIOLON

L'aîné mourut vers 1878. Nicolas resta seul de nouveau

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11 mourut vers 1890. La lutherie des frères Vissenaire n'est pas sans mérite. Leurs violons, quoique de facture un peu lourde, possèdent une bonne sonorité.

Voboam (Alexandre). — Paris, seconde moitié du xvnc siècle. Célèbre pour ses guitares. Nous avons parlé de celle qui est au musée de Cluny. n° 6.006, dans notre Introduction.

Voboam Jean). — Paris, seconde moitié du xvnc siècle. Sans doute le frère du précédent. Le musée du Conservatoire, à Paris, possède deux belles guitares de ce maître, datées de 1676 et de 1687.

C'est sans doute un descendant d'Alexandre ou de Jean, qui est l'auteur de la basse de viole du musée des Arts et Métiers, à Paris, laquelle contient cette étiquette manuscrite : Voboam 1730.

Vuidard. — Paris, xi.\c siècle. Lliquette manuscrite relevée dans une guitare :

Repart' par Vuidard

luthier et m" de corde

rue Grenela N° 9

à Pons.

Vuillaume (Jean). — Mirecourt, 1700 environ — 1740. Lutherie très ordinaire. Fétis le dit élève d'A. Stradivari (?)

Vuillaume (Claude-François). ■ — Mirecourt, où il est né vers 17iO. M. A. Jacquot signale un violon de 1770, de cet auteur. Nous en connaissons un, sans date, qui appartient à M. Casselin, violoniste, à Paris. Facture ordinaire, vernis très foncé. Sur le fond, un peu au-dessous du talon du manche, le nom du luthier, entouré d'un petit ornement.

est gr-avé au feu. Ce violon contient une étiquette de réparation de Ponille, luthier à Lille en 1879'.

Vuillaume (Claude). — Mirecourt, 1772-18K) environ. On ne sait s'il était le (ils du précédent. Lutherie ordinaire, où son nom seul est gravé au feu. Il eut quatre fils, qui embrassèrent la profession paternelle et furent ses élèves. Les instruments <|u'ils construisirent durant leur apprentissage sont ainsi marqués :

Au roi David

Pans.

Vuillaume (Jean-Baptiste). — Paris, 1823-1875. L'un des plus habiles luthiers parisiens du xixc siècle. Né à Mirecourt, le 7 octobre 1798. Fils aîné du précédent. Venu à Paris en 1818. il travailla pendant deux ans pour Francis Chanot2, lequel avait ses ateliers chez Lété, et resta chez ce dernier en 1821, lorsque F. Chanot reprit du service clans la marine. Ses premières étiquettes sont manuscrites et portent un numéro d'ordre. Voici celle d'un très beau violon, style Lupot :

Devenu l'associé de Lélé, ils s'installèrent rue Croix-des- Petits-I lhamps, en I 825, sous la raison sociale : Lété el Vuillaume, et se séparèrent trois ans plus tard, en 1828. lîesté seul, J.-B. Vuillaume déploya une grande activité. Commerçanl habile, il lit quantité de copies d'oeuvres italiennes, qu'il vendit sensiblement plus cher que ses autres instruments. On doit reconnaître qu'il réussissait parfois à reproduire non seulement l'usure du vernis, mais aussi la sono-

l. Voir ce nom J. Voir ce nom.

rite du modèle copié. Ces imitations, faites trop souvent avec des bois séchés au Tour, sont revêtues de sa signature à l'intérieur, sur le fond, et de cette étiquette :

Jean Baptiste Vuillaume a Paris Rue Croix des Petits Champs (($v)

Plus tard, lorsqu'il alla habiter sa propriété des Ternes, il se servit de la suivante :

Jean Baptiste Vuillaume a Paris 3. rue Demours -Ternes

On en rencontre assez souvent avec sa signature :

Jean Baptiste Vuillaume à Paris 3, rue Demours j Ternes. £^

11 occupa un très grand nombre d'ouvriers, mais ne cessa de travailler avec eux. Les instruments qu'il ne termina pas lui-même sont ainsi étiquettes :

JS- ■■■T- ". ^

,1.-15. Vuillaume se rendit en Italie à la mort de ïarisio, et acheta tous les instruments qui se trouvaient au domicile de ce brocanteur; entre autres, était le violon d'A. Stradivari, surnommé Le Messie.

En 1850, il construisit l'octobasse, qui est au musée du Conservatoire, à Paris'. Cinq ans plus lard, il fit un con-

1. V 203. Cuial., 1884. En 1873, on voyait une oclobassc de J.-B. Vuillaun

tralto, qui est au même musée; et en 1807, il produisit une pédale sourdine. Ces trois inventions n'eurent pas de succès. Il l'ut plus heureux avec les archets, dont nous parlerons dans le chapitre suivant.

J.-B. Vuillaume occupe une place importante dans l'histoire de la lutherie, sa réputation fut aussi grande que méritée. Il mourut à Paris, le 19 mars 187.'i.

Vuillaume Nicolas). — ■ Mirecourt, xix" siècle. Frère du précédent. Né à Mirecourt en 1800. II vint travailler, chez son frère Jean-Baptiste, à Paris de 1832 à 1812. A cette époque, il retourna s'étahlir à Mirecourt, qu'il ne quitta plus :

Nicolas Vuillaumo Œlvj fecil â Mirecourt anno i&

Il tit des violons à bon marché qu'il marquait : Violons stentor.

Vuillaume (François-Nicolas). — Bruxelles. xix° siècle. Troisième fds de Claude Vuillaume. Né à Mirecourt en 1802. Il alla se fixer à Bruxelles'.

Vuillaume (Claude- François). — Mirecourt, xix° siècle. Quatrième fils de Claude Vuillaume. Né à Mirecourt en 1807. Il abandonna la lutherie pour la fabrication des orgues d'église.

Vuillaume Sébastien . — Paris, 1850 environ f !S7.'i. Fils du précédent, neveu de Jean-Baptiste. Il vint s'établir à Paris, où il mourut, le 17 novembre 187o. Bonne lutherie :

Sebastien Yuiilaume a Pans 2 7, Boulevard Bonne Nouvel!»

1 orchestre de Monte-Carlo. Il > ena,para!l il, une troisième à Vienne (Autriche). Dubois, contrebassiste à l'Opéra, avait déjà fait une octobasse en 1834. I. Voir Les luthiers belges.

Vuillaume* — Lyon, où il mourut à l'Hôtel-Dieu en 1 855 ou 1856. II était le beau-frère de Charles Jacquot, qui travailla à Paris. Etiquette imprimée :

Rue du Palais-Grillet N" 14 au 2mc

Luthier

Vuillaume

Fait et vend foutes sortes d'instruments

à Cordes, les raccommode ainsi

que les serinettes

à Lyon

Tient un assortiment de cordes.

Walter. — Paris, rue Coquillière, 1775; rue Saint-Denis, vis-à-vis la rue Mauconseil, 1776-1777; et rue Quincampoix, 1779. Ce luthier et le suivant ne font peut-être qu'un?)

Walter (Jean). — Paris, rue Bourbon, 1783-1709.

Wolters (Jean-Mathias . — Paris, 1749. Jolie lutherie, vernis jaune. Etiquette manuscrite :

J. M. Wolters fecit Lutetice Parisiorum, au faubourg Saint-Antoine,

Paris, 1749.

Il travaillait encore en 17.'>9.

Yong. — Marseille, rue de Xoailles, en 1850. C'est chez lui qu'Anloine-Marius Richelme fit son apprentissage.

Caldeira. — Lisbonne. Luthier contemporain. Associé de Rosa. Us sont les successeurs de Manoel Pereira. Guilares et mandolines.

Cruz-Abrantes (José-Gaetano da . — Villa Nova de Fakem. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

Cruz-Mura (Antonio-Joseph da). — Porto, 1 867. Connu par un violon qu'il exposa à Paris.

Cunha-Mello (Joaquim da . - Porto. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

Duarte (Antonio). - Porto. Contemporain. Fabricant de guitares et de mandolines.

Duarte-Mendes (Antonio). - Figueira da Foz. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

Galras (Joaquim-José . — Lisbonne, 1760 environ-l82.i. Luthier habile, dont un quatuor (deux violons, un alto et un violoncelle) est conservé au Palais royal de Lisbonne. De style italien, vernis jaune, ces instruments contiennent une étiquette imprimée, ainsi conçue :

Joachim Josef Galram fecit Olesiponœ 1769

Gracio (Joao-Pedro . — Lisbonne. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

Lobo (Beato-Martino). — Coïmbre. Luthier contemporain. Guitares et mandolines.

Mello (Abreu). - Porto. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

Monteiro 1 Henrique . - Lisbonne. Luthier contemporain. Instruments à archets.

Paulo (José). — Lisbonne. Luthier contemporain. Guitares et mandolines.

Pereira Manoel . — Lisbonne, xix8 siècle. Instrument à •■onlos pincées.

Rodrigues Antonio-Maria . — Lisbonne. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

Rodrigi es (Joao-Jannario . — Lisbonne. Luthier contemporain Guitares et mandolines.

RosAl — Lisbonne. Luthier contemporain. Associé de { îaldeira (voir ce nom .

Santos (Antonio . — Coïmbre, 1867. Guitares.

Santos (Augusto-Nunes dos). — Coïmbre. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

Silva Joao-Maria da). — Lisbonne. Luthier contemporain. Guitares et mandolines.

Silva (Julio-Thomaz da). — Porto. Luthier contemporain. Guitares et mandolines.

Teixeira (M.-C.). — Lisbonne. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

Vieira (Augusto). — Lisbonne. Luthier contemporain. Guitares et mandolines.

Wagner (Erneskq- Victor). — Lisbonne. Luthier contemporain. Instruments à archets. Il s'occupe surtout de réparations.

Evancélidés (Georges). — Athènes. Contemporain. Fabricant de guitares.

Mai.ropoulos. — Athènes, 1867-1878. Luths et mandolines.

Mourtzinos (Démétrus). — Athènes. Contemporain. Instruments à cordes pincées.

Perre (Mylonakos). — Gythion, 1807. Instruments à cordes pincées.

Pergamaly. — Syra, 1807. Guitares.

Sathopotlos (Jean). — Athènes. Contemporain. Guitares et mandolines.

Velondio. — Athènes, 1807. Mandolines et guitares.

MUSICIENS RE Cl. AN" T LA DANSE

Orchésograpkie, Thoinot Arbeau Jean Tabourot), xvr siècle.

On a vu sur les nombreuses figures contenues dans notre tome premier, que l'archet conserva pendant longtemps une forme très rudimentaire. Malgré cela, cet agent du son était parfois d'une grande richesse :

Li uns tiennent une vièle, l'arçon fu <li^ saphir.

Roman d'Alexandre.

Il fallait aussi savoir s'en servir avec une certaine habileté :

Mal saps viular, Mal t'enseignet Gel que t'montret.

Los detz à menar ni l'arçon.

Gihaud de Cabrière, Mil1, siècle '.

Colin Muset le désigne un des premiers par le mot archet :

J'alai o li el praelet,

< ) lote la vièle et l'archet.

Si li ai «hanté le muset.

i loi in Muset.

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