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■J. L'Orchestre de Lully, par Arthur Pougin 1 H Irel, févriei el mai
ancien laquais, puis valet de chambre du maréchal de Grammont, qu'il ne faut pas confondre avec le compositeur Michel Richard de La Lande
Voici les noms de deux cent-dix violons, « dessus, haute-contre, taille, quinte, basse et grosse basse », qui, de Louis XIII à Louis XVI, firent partie des Musiques de la Chapelle, de la Chambre (grands et petits violons), de la Grande Ecurie (grands hautbois et violons), de la reine et de Monsieur, frère du roi ' :
Chevalier, Boileau, Jacques Cordier dit Bocan (dont il a déjà été question), Lazarin et Foucard étaient au service de Louis XIII, ainsi que François Riehomme, nommé roi des violons en 1020, et Louis Constantin, qui porta également la couronne ménétrirre de 1624 à 1655.
C'est en 1652 que J.-R. Lully devint un des vingt-quatre violons. Michel Mazuel, nommé compositeur de la musique de cette Bande au mois de mai 1654, devait certainement être au nombre des exécutants, car il fut un des signataires de l'acte passé entre les Doctrinaires et la Corporation des Ménétriers en lOlii \
Elevé à la dignité de roi des violons en 1655, Guillaume
1. On ;i vu plus haut, nue : t. Nicolas Pyronet, Jehan Henry, Jehan bourcade, Claude Pironet, Pierre de Cainguillcbert, Paule de Milan, Nicolas de Lucquesel Dominique de Lucques, tous violons et joueurs d'instrumens du Roj », accompagnèrent François I11 à Lyon, en 1533; el nue Baltazarini, prenait le titre de : - \ iiiliui^ de la Chambre du Roy ■■.
i. Depuis leur fondation, la chapelle el l'hôpital de Saint-Julien furent dessert is par des prêtres de la paroisse Saint-Merry; mais le 22 novembre 1644, l'archevêque de Paris, transféra tous 1rs droits el privilèges qui en dépendaient aux Pères de la doctrine chrétienne. Ceux-ci se considéranl comme les véritables propriétaires, réunirent, en 1649, la chapelle ;'i leur congrégation, el s'approprièrenl le revenu de l'hôpital. La corporation des ménétriers protesta, el après bien de< difficultés une transaction toute à l'avantage des joueurs d'instruments eut lieu le 15 avril 1664.
Dumanoir I", qui faisait alors partie des vingt-quatre, démissionna en faveur de Pierre Corneille; mais Louis XIV, craignant que son départ ne portât préjudice à ce corps de musique, créa pour Dumanoir une charge de vingt-cinquième violon de la Chambre, et, de plus, lui confia la direction de la Bande, que l'on continua à appeler les vingt-quatre violons, quoique leur nombre eût été porté à vingt-cinq '.
Cedoit être par erreur que l'Etat de la France de l'année 1702 mentionne « Jaque de la Quièze l'aîné » comme dessus de violon de la petite Bande depuis 1651, puisque celle-ci ne fut constiluéeque plus tard ; mais il est très probable qu'il en fil partie dès le début, c'est-àdire en 1655. Nommé au même emploi à la Chapelle, en 1060, il était pensionnaire de la Musique de la Chambre en 1702 et touchait à ce litre 1.200 livres « païéz sur les Menus ». Il figurait encore à cette époque dans les violons
du Cabinet, et. six ans plus tard, en 170S, parmi ceux île la Chapelle \
Il y a aussi une erreur similaire dans le met »uvrage au
sujet de Nicolas Roullé, porté comme joueur de taille » dans les violons du Cabinet depuis 16523. Il ne put. ainsi que Jacques de la Quièze, y entrer qu'à la création. Le 2 septembre 1682, Nicolas Roullé l'ut admis dan- le- vingtquatre violons, à la place « d'Estienne Bonnard* ». On ne sait à quelle époque celui-ci avait été nommé.
Dessus de violon de la petite Bande, en 1659, Pierre
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