Fétis. A. Stradivari
Stradivari produisit un nombre considérable d'instruments de lous genres : violons, violes, allos, violoncelles, etc., répandus aujourd'hui dans le monde entier, el que les artistes et les amateurs se disputent à prix d'or.
Le musée instrumental du Conservatoire de musique, à Paris, en possède quatre, qui sont :
t n violon de 1699, un longuet beau et sonnant bien, qui a été légué par M. le marquis de Gueux de Saint-Ililaire '.
Un autre violon portant la date de ITon J et parconséquent île la belle époque, lequel est remarquable par l'élégance de ses formes et la beauté de son vernis rouge doré. Il appartenait au général Demidoff, qui en a l'ait don au musée.
1 ne grande poebette, un vrai bijou, faite en 1717 \ Tarisio' l'apporta en France et la céda à Silvestre, le luthier lyonnais, qui la vendit à L. Clapisson. Celui-ci composa, spécialement pour cet instrument, une gavotte rpii fui jouée avec un énorme succès par Croizilles, dans Les //<>is Nicolas, opéra-comique en trois actes, que l'auteur de Lu Fùnchonnelle écrivit pour les débuts du ténor Montaubry.
I ne guitare, sans date6, dont la belle rosace qui en décore la table est entourée d'un filet en marqueterie semblable à celui du violon de 1077, que nous avons reproduit dans ce volume, page 92.
Ainsi qu'on l'a vu plus haut, Stradivari mourut le 18 décembre I7.'i7, à l'âge de (juatre-vingt-lrcize ans. 11 fut inhumé dans l'église San Domenico, dans la chapelle du Rosaire, la troisième à droite, presque eu face de sa demeure, dette église, qui tombait en ruine, fut démolie