‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets;Chapitre 64 sur 181 · Mercure, mars · texte numérisé non relu

Mercure, mars

■>. h/., mai 1754.

:'.. /,/.. avril 1758.

i. Ici., juin 1758.

l.il

mes, l'abbé Robineau ou Robinot, triompha bien souvent de lTti.'j à 1 7 7 " i .

Isidore Berthaume (Paris 1754 — Saint-Pétersbourg 1802) n'avait que onze ans lorsqu'il débuta, le 2!> mars 170a.

« M. Berthaume, élève de M. Lemière, exécuta sur le violon un concerto de M. Gaviniès ; ce jeune symphoniste, âgé de onze ans, que Ton peut nommer l'enfant merveilleux, étonna les maîtres de l'art et les meilleurs connaisseurs... Un archet sûr et décidé, un son moelleux, une exécution facile, nette dans la volubilité, hardie sans imprudence, le tout réglé par un goût qui paraît venir du sentiment vif et juste, tel est sans exagération ce rare sujet '. ■>

Cet artiste émigra en 1791, il séjourna quelque temps m Allemagne, puis se rendit à Saint-Pétersbourg, où il fut premier violon de la Musique de l'Empereur.

Pendant l'année I7ii7. on entendit Barrière Étienne-Bernard-Joseph), un élève de Pagin, dans un concerto de sa composition, et Hippolyte Barthélemonl, dans une de ses sonates. Le premier, alors âgé de dix-huil ans. était né à Valenciennes en 1749. Quant au deuxième, né à Bordeaux '•n 1731, il lit toute sa carrière -, Londres, où il mourul en

ISOS.

Louis-André Haranc (Paris, 1738-1805 débuta pendant h» quinzaine de Pâques 1769; il fut plus tard maître des Concerts de la Reine. La brillante élève de Tartini, M Sirmen (Maddalena Lombardini de . se lit aussi entendre, en 1769, dans un concerto de son maître. Elle revinl en 1785, mais n'obtint pas un accueil aussi chaleureux. C'esl à elle que Tartini écrivit une longue lettre, datée de Padoue, sur l'ait de jouer du violon.

Jean-Marie Giornowicki, dit Jarnowick Païenne. 1745- Saint-Pétersbourg, 1804 . élève de Lolli, joua souvent au

l. Mei - ure, .'>\ ni m. m i : ij

Concert spirituel de 1770 à 177!), et se lit une très grande réputation. Précurseur dé Violti, dans l'école moderne, il fut distancé par ce dernier. Stamitz (Antoine) se fit entendre de 1770 environ, jusqu'à la Révolution.

C'est aussi en 1770 que débutèrent brillamment Pierre Le Duc, élève de son frère Simon Le Duc, alors âgé de quinze ans, et M"0 Deschamps, qui n'avait que onze ans. Le Mercure ne ménage pas ses éloges à cette jeune élève de Capron. Devenue, en 1782, M'"c Gautherot, elle se fit entendre de nouveau, avec non moins de succès, le jourdeNoël de 1784. Chartrain, né à Liège, débuta en 1772.

Pendant l'année 1773, il y eut les débuts successifs de Gioacchimo Traversa, un élève de Pugnani ; de Cambrini, qui exécuta une symphonie pour deux violons de sa composition avec J.-J. Imbault-, et celui de Laurent, alors âgé de dix-sept ans, lequel exécuta aussi l'année suivante, avec M. Lejeune, une symphonie concertante qu'il avait composée. Laurent se fit encore entendre en 1775. Quant à Imbault, il reparut bien souvent, soit avec Guérillot-ou avec Viotti.

Lefebvre, âgé seulement de douze ou treize ans, se produisit en 1776, ainsi que Jean-Frédéric Loisel, qui n'avait que quatorze ans. Le célèbre Antonio Lolli (Bergame, 1 733- Sicile, 1802) vint se faire applaudir en 1779. On entendit Henri (Bonaventure), en 1780.

Giambattista Viotti fit son apparition au Concert spirituel, le dimanche 17 mars 1782, jour de la Passion, et y exécuta un de ses concertos. Voici comment s'exprime à ce sujet le Journal de Paris :

Page 1