MEDAILLE D'OR ET D'ARGENT
aux Expositions de 1844elt84'3 BERNARDEL.Lutkier.Elève de Lupol
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A PARIS IBjyS tAA^x.<MyyS)c^
En 1859, il s'associa avec ses deux fils, et se relira, en 1866, lorsque ceux-ci devinrent les associés de Charles- Eugène Gand. Bernardel père a laissé quantité d'instruments remarquables comme bois, facture et sonorité.
Bernardel (Ernest-Auguste). — Paris, 1826 f 1899. Fils aîné du précédent. Associé avec son père et son frère, en 1859, et avec ce dernier et Charles-Nicolas-Eugène Gand de 1866 à 1887. Bon luthier, comme son père:
GAND&UERNARDRL F"»»
Lulliiers de la Musique de TRippeivur el du Conservatoire .)l* ÇtxxU ^&
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Bernardel (Gustave-Adolphe). — Paris. Luthier contemporain. Né h Paris en 1832, frère du précédent, avec lequel il fut d'abord Tassocié de son père en 1859, puis dé
LKS LUTHIERS FRANÇAIS 203
Charlcs-Nicolas-Eiigône Gand en 1860. Il resta avec ce dernier lorsque son frère se retira, en 1880 :
GAND MîERNAI\DEL Luthiers du Conservatoire de Musique
o' O J^iXX, ià \o
Apres la mort d'Eugène Gand, survenue en 1892, il devint Tunique directeur de la maison fondée par Nicolas Lupol. Doyen des luthiers parisiens, vice-président de la Chambre syndicale des fabricants d'instruments de musique De même que ses prédécesseurs, M. Gustave-Adolphe Bernardcl est luthier du Conservatoire, du ministère des Beaux-Arts, de l'Opéra et de rOpora-Comique.
Depuis que le Conservatoire ne donne plus d'instruments comme récompense aux élèves des classes de violon et de violoncelle qui remportent des premiers prix, les successeurs de Lupot en ont toujours offert aux heureux vainqueurs. M. IJernardel, qui a continué cette tradition, doit s'en féliciter, car, en novembre 1899, M. llayot s*est fait entendre avec beaucoup de succès, aux Concerts Lamoureux, sur le violon qu'il reçut à l'occasion de son prix :
GUSTAVTi BERNARDEL Luthier du Conservatoire de Musique
M. G Bernardel a été nommé chevalier de la Légion d'honneur le 18 août 1900. .
Bkrnaudki. (Léon). — Paris. Luthier contemporain. Né à Paris en 1853. Fils d'Ernest-Auguste. Après avoir fait son apprentissage chez Derazey, à Mirecourt, il entra dans la maison Gand et Bernardel frèrrs, où il passa cinq ans dans les ateliers. Resté chez son oncle jusqu'à ces temps dér-
niers, il a fondé sa maison le 1" octobre 1808. Nul doute qu'il ne fasse honneur au nom qu'il porte:
LÉON BERNARDEL. Luthier 40*!' FauM "Poissonnière
lÎKUN.MiiiEL (L.). — Amsterdam, 18ii'.
l(l■:nTl^A^D (Nicolas). — l'aris, 1(J87-1720. Il est connu par une basse de viole de 1087, cl un dessus de viole de 1701, qui sont au musée de Hruxelles, ainsi que par un pardessus de viole, de 1714, conservé à celui de l'ai-is* cl encore par une « viola a gambe », qui figura à la vente Savoye en 1882. Très belle lutherie, vernis rouge :
BiANCHi{NicoLo}.— (Gènes, 1 790, t Nice 1880). Ce luthier,
([ui avait reçu des conseils de HagatcUa, de Padoue, et des
descendants des Calcagno, de Gênes, fut installé à Paris,
de (842 à 1868. Étiquette imprimée entourée d'un lilet :
Réparé par Bianchi Nicolo
luthier décoré
in parigi iflço.
Retourné à Gênes en 18G8, il se fixa h Nice en 1872. M. Bovis est à la fois son élève et son successeur.
ItiGouitAT (Nicolas). — Moulins-sur-Allier, 1824-1880. Né
LfiS LUTIIIIÎRS FRANÇAIS 295
h Saint-G6rand-le-Puy (Allier), en 1800. Élève et successeur de Thibouville, à Moulins-sur- Allier. M est mort dans cette ville en 1880. li,tiquelle manuscrite:
Réparé par Nîcolns Bîgourat à Moulins en 182J.
UiGOURAT. -— Le Havre, xix" siècle. Fils du précédent. De même que son père, il a surtout fait des réparations.
BLANCHAnn (I'hançois). — Mirecouft, où il mourut en 1859. Fabricant de guitares.
lii,ANCt!ARn (Paul-Fhançois). — Lyon. Luthier contemporain. Né i Mirecourt en 1851. Pelil-fils du précédent. Auguste Darte, élève de J.-B. Vuillaume, fut son premier matlre à Mirecourt. Il (il, pendant quelques mois, de la réparation chez Daniel, facteur d'instruments de cuivre à Marseille, et de là vint chez M. H.-C. Silvestre, à Lyon, où il resta de f8G0à 1S7G.
Établi depuis cette époque. Président de la Chambre syndicale des fabricants d'instruments de musique à Lyon. Fournisseur du f Conservatoire, dos ihéâti'es et orchestres municipaux. M. Blanchard marche sur les traces des excellents luthiers lyonnais Pierre, Ilyppolyte et IL-C. Sylvestre ; ses instruments sont de belle facture. La légende de DuitToprugcar' se lit sur son étiquette personnelle:
Les instruments construits par ses ouvriers sont ainsi étiquetés :
Fait dans l'Atelier DE P.BVANCHARD.LVON iô$tl
. Voir loniR I, p. aïo.
29« LKS ANCfcTIlES DU VIOLON
Ceux qui sonl faits en dehors de chi>z lui portent celto marque :
BoiviN (Claude). — Paris, 1725 environ-) 700. Très bon luthier, qui luibila d'abord nie de Grcnellc-Saint-Ilonoré:
Claude Boivin
rue de grenelle STHonore a Paris. i73<7
et rue Tiqnelonnc, de 1732. A 17i9, où îl prit pour enseigne : K A. la Guillane Hoyalle » ;
Claude Boivin
''a Paris yj4.y
Plus tard, il se fixa rue de la Poterie, 10. Poivin fut mnltre-juré comptable de la Corporation des maîtres luthiers en 17JJ2. De cet auteur, on connaît une [basse de viole de 1735, inventoriée par Bruni, et la superbe guitare qui est nu Musée du Conservatoire, à Paris'.
BiiMÉ (Thomas). — Versailles, I78!)-I8I0 environ. Luthier amaleur, travail assez fioigné. De cet auteur, nous