VÈlat de la France, année 1G65, t. I, p
Ce n*e8t qu'en 1702 que nous trouvons des renseignements sur les instrumentistes de la Chambre.
Le « clavessin » y était alors touché par « M. Jean-Dapliste d*Anglebert ».
11 y avait deux Joueurs de « petit luth » servant par semestre. En janvier, « M. Léonard Itier, qui JoUe présentement de la viole. 11 a de' plus 456 livres 5 sols pour Jouer de la viole, 750 livres pour montrer aux pages de la musique à JoUer du luth et du théorbe ». En Juillet, « M. Pierre Chabanceau de la Barre, M. de la Barre est aussi ù la musique de la Chapelle ».
Marin Marais jouait la viole pour le semestre de janvier, et Léonard Hier pour celui de juillet.
Un « théorbe, autrerois lliHe, M. lUienne le Moine, ordinaire ».
Étaient : « Pensionnaires de la musl<iue de la Chambre païcz sur les menus : quatre petits violons, l.tOO livres. MM. J«^que de la Oiii^'^^e, Jean Noël Marchand, Jean-Baptiste la Fontaine, Prosper Chariot, qui sont aussi de la nmsique de la Chapelle. » Ainsi que trois basses de viole, « M. Antoine Forcroy, 600 livres; Mil» Ilillaire, 1.200 livres; M"*" Sercamanan, 1.200 livres ». VÉlal de la France, année 1702, t. I, p. 228 et 229.
Plus tard on y ajouta un « maître à JoQcr de la guitare, François Visée ». LÊlal de la France, année 1737, t. I, p. 337.
LE VÎOLON ET SKS DÉRIVÉS 45
« Il y a aussi la grande Bande des vingt-quatre violons, toujours ainsi appelez quoi qu'ils soient à présent ving-cinq, .'UiO livres de gages clia<*.un. »
(( Ils servent quand le roy leur commande comme quand on danse un ballet, elc/. »
« Un huissier ordmaire des ballets et un garde des ins* Iruments de la Musique de la Chambre et des ballets, au lieu des deux nains qu'on avoit accoutumé d'employer sur l'État, chacun 300 livres *. »
Nous ne savons si, au début du règne de Louis XIV, la Musique de la Chambre comprenait des trompettes, des tambours et des fifres, ou hautbois? En tous cas il y en avait en 1702\