‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle: les luthiers et les fabricants dChapitre 28 sur 159 · LoHBT. La Muse hhloriqiie^ 11 seplcmbrc 1G · texte numérisé non relu

LoHBT. La Muse hhloriqiie^ 11 seplcmbrc 1G

2. Les parliculiei*H, les bourgeois eux-mêmes avaienl à leur service des laquais sachant jouer du violon :

(^LAItlCE

Que nous allons danser! C'csl ma folie que la danse. Au moins j'ai déjà relenu quatre laquais qui jouenl parfailcmcnl du violon.

M. Ghiguard Quatre laquais?

Glariciî

Oui Monsieur, deux pour vous et deux pour moi. Quand nous serons mariés je veux que vous ayez le bal chez nous loils les jours de la vie.

{Le Qrondeut'j pièce en 3 actes de Drucis et Palupral, représenté en IGDl. Acte H, scène XI.)

I). Opi citt, t. 11, p. i2S3 (ch. iix).

LK VIOLON ET SKS DÉllIVÉS 81

No à Florence, en 10H3, Lully* fut amené en France, h l'flgc (le douze ans environ, par le chevalier de Guise, fjui le plaça chez M"' de Montpcnsier, où il lui relégué aux cuisines, comme aide-marmiton.

Un vieux cordelier lui avait appris à lire, à écrire et à jouer de la guitare. Très passionné de musique, aussitôt installé dans son nouvel emploi, il se procura un violon, et négligea souvent d'éplucher les carottes et de laver la vaisselle pour Pétudier.

Ses progrès furent très rapides, et un jour, le comte de Nogent, qui passait devant les cuisines, Tayant entendu, le signala à Mademoiselle. Celle-ci, émerveillée de son talent, le lit, comme on disait alors, '

monter à la Chambre^ c'est-Ji-dire Tadmit auprès de sa personne, en qualité de musicien, el pourvut aux frais de son éducation.

11 travailla assidûment et devint bientôt supérieur sur le violon.

Un de ses premiers essais, comme compositeur, fut Tair d'une chanson assez méchante

sur Mademoiselle, où Ton disait, para!t-il, que celte princesse avait riiabitude, lorsqu'elle se croyait seule dans ses appartements, de faire, ce que P. Larousse appelle dans son Dictionnaire, « un bruit subit el éclatant », mais si éclatant, qu'on l'entendait très distinctement de l'antichambre, et cela pour la plus grande joie des gens de service, et aussi pour celle de Lully, qui en faisait, dit-on, des imitations fort réussies sur son violon.

Cette chanson obtint un grand succès, on la fredonnait

I. Son nom ticvail s'écnic LuUi; malri il ndoiiUi en Friiiicc t orlliopi-aplio ijim' Jions ilonnonsi, cor c'est celle qui «c voit Hur fîCJ* parlilions. On l'appelait faniilièreiuent liapli.«le.

cmbvalbt de violon d'à. btradivari

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