N» 272, catalogue
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en 1870. Aujourd'hui, la pierre tombale de Stradivari esl conservée à THôtel de ville de Crémone.
A sa niorl, Siradivari laissa dans ses ateliers quatrevingt-onze instruments terminés ou prôts à l'être. De ce nombre, dix furent achetés par le comte Cozio di Salabue.
Omclfpfiuf Stradîuaruis/mlu Antoiuj
//, ce, coins ET KTIQl'KirF. u'vTi VIOLO.I l>'OMOOUNO 8TnAI)IVAKI
Ils sont mentionnés dans un inventaire trouvé dans les notes de Carlo Carli, banquier à Milan.
En 1776, le comte Cozio se rendit aussi acquéreur des moules, patrons, outils, dessins, étiquettes, etc., qui avaient servi au célèbre luthier. Deux négociants associés, Ansehni et Hriata, furent les intermédiaires de cette alTaire. La cor-
respondance échangée à ce sujel, entre le comte et Paolo Slraclivari, le dernier lils du maître, installé marchand de drap dans la maison de son père, puis après la mort de Paolo, avec Antonio Slradivari, son fils, se trouve dans un manuscrit de Vincenzo Lancetti, poète et biographe crémo-
nais, qui porte la date de 1823 ^
Les héritiers de Stradivari se décidèrent à cette vente, parce qu'ils désiraient que rien de ce qui lui avait appartenu ne restât dans sa ville natale, sans doute à cause de TindiiTérence des Crémonais pour sa mémoire. Ce ne fut en effet que plus d'un siècle après la mort de Stradivari, que les autorités de la ville de Crémone donnèrent les noms d'Amati, de Stradivari et de Guarneri à trois des rues de la cité que ces grands luthiers rendirent si justement célèbre.
Nous donnons, page 111 : les ff^ les CC, les coins et l'étiquette d'un violon d'Omobono Stradivari, daté de 1740.
Francesco Stradivari a aussi laissé quel(|ues instruments qui portent sa signature :
Francifcus Stradivarius CremoDenûs FiliHS AatoDii faciebac Anno 17^^
Omobono mourut le 9 juin 17 42; il était Agé de soixantedeux ans; Francesco en avait soixante-douze, lorsqu'il décéda, le 11 mai 1743. Us Turent les derniers luthiers de ce nom si illustre.
L'étiquette suivante, que l'on trouve dans un certain nombre d'instruments, montre qu'Antonio Stradivari ne signait que ses œuvres personnelles :
1. Ce manusci'il se Irouve ou musée civique de Crémone. Vuir Haut. Le Viulott, pour In correspondance ci-dcsBus mcnlionnéCà
Carlo Bergonzi, Doinenico Monlagnana, Francesco GobcUi, Aiessandro Gagliano et Lorcnzo Guadagnini, qui Iravaillcrcnl h Crémone, Venise, Naples et Plaisance^ sont les élèves les |)lus remarquables de Slradivari.
C'est Paganini qui fit connaître et apprécier à leur juste valeur les beaux instruments de Giuseppe Guarneri del Gesù, en se faisant entendre de préférence pendant toute sa brillante carrière sur un magnifique violon de ce maître, daté de Crémone, 1743, aujourd'hui au musée de Gônes, ville natale de Paganini, h laquelle il le légua en mourant.
Depuis cette époque (I8i0), cet instrument, si justement célèbre, ne sortit qu'une seule fois de la vitrine où il repose, et ce fut pour être joué par Sivori dans un concert donné au profit des pauvres de la ville de Gênes. On avait eu la fûclieuse idée de l'entourer d'un ruban et d'y apposer le sceau de la municrpalité; aussi, lorsqu'il fallut enlever le tout, la cire, qui était très adhérente, emporta le vernis du fond sur une assez grande place. Maintenant, sceau et ruban sont placés à la tête du violon.
Il y eut toute une famille de luthiers du nom de Guarneri \
Le premier que l'on connaisse est Andréa Guarneri, né à Crémone vers 1625, et décédé dans la même ville le 16 décembre 1698.
Vers 1641, Andréa devint le disciple de Nicolo Amali, chez lequel il habitait. Son maître, qui semble l'avoir affectionné beaucoup, le choisit comme l'un de ses témoins lorsqu'il épousa Lucrezia Pagliari, le 23 mai 1645.
i. Vidnl «Irriaro t\\\v Hniis lolis les ados aiillioiilii|ucs colicci-tinnl ccllr ramillo ri c:<»ns<Mvcs dans Ir» nirliivcs de Criîinoiu;, lo nom palruii} inique est lonjoura Guarnierù Mais ces luUiici'H <»nl lonjours ffigné lenrR œuvrefl OuantMus. qui csl bien le nom de Guarneri laliniséi