‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle: les luthiers et les fabricants dChapitre 6 sur 159 · LIv. \\ cliap. xiv · texte numérisé non relu

LIv. \\ cliap. xiv

crures sur les cdtés. L'artislc a cependant eu l'intenlion de reproduire un violon, car il y a quatre cordes et le clieviller se termine par une volute.

M. A. Jacquet nous fait connatlre les noms de plusieurs joueurs de violon au service du duc de Lorraine :

'< En 1 355, Georges le Moyne, « joueur de violon en l'hûtel de Monseigneur »; en 1557, Mathieu le Saulvage, mort en 1579. Alan Moureau, Giles Ilarent, mort en 1557. Thou-

D'aprij une eitampc liollandulae (15^8).

venin Coulevrine, Claude el Nicolas de l'"leurancc(15(i7); ces deux derniers étaient des Italiens que Charles III fit venir h sa Cour; et, Claude Le Gris, dit Tabouret. ><

« Remy Noël el Simon Nofil (1590); Nicolas Vernicr, joueur de violon et valet de chambre de la comtesse de Vaudémont (Christine de Salm) ; Antoine Vaujour, violoniste et valet de chambre de Charles III (1002); AiméMoreau, Denis Chaveneau et François Duret (IGOB)', »

Tous ces artistes suivaient le prince dans ses voyages :

). A. Jacqlot. Lu musique en Lorraine, \i. fil cl 5j.

« En 1561, deux cent cinquante francs sont délivrés aux cinq violons de Monseigneur (le régent) pour subvenir aux frais qu'ils pourroient faire h la suite de Monseigneur en son voyage d'AIlcniaigne. »

« Lorsque Charles III vint en France, ces mêmes musiciens reçurent en paiement cent soixante francs. »

En 1502 : « deux cent soixante-seize francs aux cinq violons de Monseigneur, pour acheter des trompes, violes et autres instruments de musique pour le service de Monseigneur. »

En 1563 : « deux cents francs aux violons de Monseigneur pour se fournir de cornets, violons et autres instruments; ainsi qu'aux sept hautbois )>

(c En 1508, aux violons de Monseigneur, quatre-vingts francs, pour eux s'entretenir et nourrir quelque temps à cause qu'il leur fut commandé de s'absenter de la suite de Monseigneur pour les dangiers de la peste qui régnoient' ».

Le joueur de violon, Mathieu Saulvage, faisait parfois la partie avec le duc :

En 1570, il fut donné à cet artiste : « vingt escuz d'or (quarante et un francs), qu'il a gagnés contre Monseigneur, au jeu de pelote et paulme, et pour trois douzaines de battoirs qu'il a fournis. »

En 1579 : « trois cents francs pour acheter des instruments aux six violons de Monseigneur : Claude Le Gris, Claude et Nicolas de Florence, Nicolas du Haull, René Moureau et Claude de Dreux*. »

La lecture de ces pièces d'archives montre que le violon, dès ses débuts, occupa très vite la première place dans les petits orchestres au service des princes; car les niusicicMis

{. UL. I». r,2 cl rî3.

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