Mercure de France^ avril 1762, p
nommanlle père (lu violoncelle. Grâceà lui, ce bel instrument ne (arda pas à devenir h la mode et h être cultivé même par les dames de la pltin haute aristocratie. La charmante tapisserie au point de Saint-Cyr, donnée ici, représentant
Madame Adélaïde de France, fille de Louis XV, jouant du violoncelle, en est la preuve.
Valenciennes, patrie de Watteau et de Carpeaux, a donc été le berceau d'une école du violoncelle qui, tout dernièrement, était encore dignement représentée par Jules Delsart.
Jean-Louis Duport le jeune (Paris, 1749-1819), débuta au Concert spirituel, le 2 février 1768 :
« M. Duport le jeune, élève de monsieur son frère, a exécuté sur le violoncelle une sonate accompagnée par M. Duport Tatné. Une exécution précise, brillante, étonnante, des sons pleins, moelleux, flatteurs, un jeu sûr et hardi, annoncent le plus grand talent*. »
Ce début si brillant ne fut pas trompeur, car l'élève surpassa son mattre et devint une des gloires du violoncelle. C'est à lui que Voltaire, devant lequel il avait joué à Genève, adressa ce compliment : « Monsieur Duport, vous me faites croire aux miracles : vous savez faire d'un bœuf un rossignol. »
Le Mercure nous apprend aussi que le grand Boccherini se fit entendre au Concert spirituel le 20 mars 1768, aussitôt après les débuts de Duport le jeune :
« M. Boccherini, déjà connu par ses trios et ses quatuors qui sont d'un grand clTel, a exécuté en maître sur le violoncelle une sonate de sa composition *. »
En 1785, le 18 mars, ce fut le tour de Bernhard Romberg, qui n'était alors âgé que de quinze ans. Il voyageait avec sa famille, qui composait un petit orchestre à elle seule. Il ne pouvait rivaliser à ce moment avec Louis Duport, dans tout l'éclat de son talent, et n'obtint qu'un succès modeste; mais il n'en fut pas de même lorsqu'il revint un peu après la Révolution, il émerveilla complètement. Nommé professeur au Conservatoire en 1800, il n'y enseigna que pendant trois ans et se remit à parcourir l'Europe. Ses concertos servent encore de base à l'étude du violoncelle.
Jean-Henri Levasseur, dit le jeune (Paris, 1765-1823), parut au Concert spirituel en 1787. Il avait étudié le violon-