U Figaro j 14 septembre ISf-O
les violons ; mais la salle de M"* Avril est un peu bien pelile, il faudra que sa grand'mère vous prâte la sienne '. »
Faire danser avec un violon à bourrique, frapper une personne avec un bâton.
Gouverner la chanterelle^ indique un homme puissant.
Il a beau jeu si la corde ne rompt ^ pour tout ira bien s*il n'arrive pas un empêchement.
// a payé les violons pour que les autres dansent, — Les autres ont dansé et il a payé les violons^ manière ironique de dire que quelqu'un a eu tout rembarras d'une affaire, sans en bénéficier. Equivalent de tirer les marrons du feu,
« Les grands font les folles entreprises ou les fautes, et le peuple paye les violons. »
(Le père Jouoert, Dict, français-lalin.)
Les violons sont commandés^ indique tout est préparé pour une fêle ou une cérémonie.
Monsieur CtHncrin^ le ménétrier.
Mettre au violon^ conduire quelqu'un dans la cellule du corps de garde qui sert de prison provisoire.
Selon Roquefort, cette expression est analogue à melire au psaliérioriy et il cite ce passage à Fappui de son dire :
« Ce prisonnier et lui furent mis au saltérion. »
{Lettres de rémission en t44i.)
Kastner vient conlirmcr ropinion de Roquefort par ces citations :
« Etapprès le supliant fut mis en une autre prison au dit Chastel, avec un autre homme prisonnier; et furent mis ensemble au psaltérion. »
(Lettres de rétnission de 13u9.)
« Robert le fournier, pour le soupçon d avoir robe Colin le varlet, rompu sa huche et prins ii solz tournois, fut mis au cep dit saltérion des dites prisons. »
{Autres lettres de 1317.) i. Les historiettes de Tallement des Réaux, l. III, p. 19.
II semble résulter de ceci que le cep, sorte de poutre percée de trous et servant à entraver les prisonniers, reçut le nom de psallérion ù cause de sa ressemblance avec cet instrument de musique*; que la salle où se trouvait placé le cep ou psaltérion porta bientôt ce nom, qu'elle changea pour celui de violon, répandu partout, lorsque le psaltérion ne fut plus usité.
Cette origine de la dénomination populaire de violon^ donnée à la salle d'un corps de garde qui sert de prison temporaire, nous paraît assez logique, et bien préférable au mauvais calembour :
On appelle la prison un violon^ parce (praulrefoîs on y élail conduit par un nrcher.
Par trop tirer la corde rompt ^ en italien : Chi troppo tira la corda ^ la strappa.
Racler le boyau, terme vulgaire pour désigner Taction d'un violonisle.
Se donner les violons, faire le grand seigneur, le généreux.
Selon l'argent les violons, on est plus ou moins bien servi, selon que Ion dépense.
Srntir le violon, 6lre sur le point de devenir misérable; sentir la prison.
Jeter Vépervier en violon, se dit d'un pOcheur maladroit.
Toucher une corde (loucher un mot), aborder une question, appeler Tattenlion sur tel point, tel côlé d'une affaire.
Toucher la corde sensible :
« Parler do ce qui intéresse le plus vivement une personne, de ce qui Fait le plus de peine, ou le plus de plaisir. »
(Acad., 6c édil.)
Toucher la grosse corde :
« Parler de ce qu'il y a de principal et d'essentiel dans une affaire. »
(Id.)
î. Nous avons parlé du psallérion dans 1c chapitre consacré i\ la vole.
Paganini, qui exécutait souvent des morceaux entiers sur la grosse corde, la qualrième, racontait à son ami le peintre Ziem, de qui nous le tenons, que si les grands luthiers ilaliens ont laissé des violons excellents, c'est parce qu'ils prenaient toujours le soin, pour les construire, de n'employer que du bois provenant des arbres sur lesquels avaient chanté les rossignols.
Nous ignorons si les maîtres de la lutherie n'avaient pas d'autre secret. En tout cas, la légende est charmante.
yrl-pi-IU <ln l)i<tcr.
LES dôbuls et les progrès de la lullierie ayanl (^té suflisainmenldrcrils dans les chapitres pr»''cédenls, nous n'alluns pas en re|)arlcr de nouveau, mais din^ seulement quelques mots sur le vernis auquel s'iiili?ressent si vivement les artistes, les amateurs et les luthiers.
Quatre piHcs bien distinctes se remarquent dans les verq/s italiens.
Considéi'L'e comme la plus ancienne, celle qui recouvre les instruments de Gasparo da Sald, Giovanni-Paolo Maggini et autres luthiers de l'EcuIe de Drescia est aussi la plus
i68 LES ANCÊTRES DU VIOLON
brune de toutes. Cela provient sans doute de rappHcation d'une couche préparatoire sur le bois, laquelle a dû foncer celui-ci avec le temps. Toutefois, les maîtres de cette ville devaient utiliser, en outre, une gomme que Ton n'employa pas dans les autres Écoles d'Italie, et qui donne au vernis de Brescia la douceur de ton si remarquable qui le caractérise.
La plus appréciée et aussi la plus connue, est la pâte dont firent usage les grands Crémonais Amati, Stradivari, Guarneri et quelques-uns de leurs disciples. Ici, il n'y a pas de couche préparatoire sur le bois, comme à Brescia; par suite, le vernis est très transparent et possède ce reflet doré si profond, qui excite l'admiration. Fait assez curieux : en général, les vernis de l'Ecole de Crémone ne sont pas encore complètement secs, et cela, malgré leur ancienneté. La chaleur les amollit à tel point qu'ils peuvent conserver l'empreinte de la peau, lorsqu'on y applique la main à une certaine température, en été par exemple. C'est la preuve bien évidente que les Crémonais se servaient exclusivement de gommes qui gardaient toute leur souplesse, et nous ne douions pas que ce soit une des causes de la belle sonorité, chaude, vibrante el si en dehors que possèdent leurs instruments. Mais que ces vernis sont fragiles! Il ne faudrait pas mettre un violon crémonais, ou tout autre italien de la belle époque, près d'une vitre, ni au soleil; en peu de temps la couleur de son vernis s'affaiblirait sensiblement et perdrait beaucoup de sa puissance. Ne s'attendant pas à un pareil désagrément, et désireux d'en faire admirer de beaux spécimens, certains luthiers commirent l'imprudence de les exposer dans leurs vitrines; et la nuance de ceux-ci, de rouge qu'elle était, ne tarda pas à devenir rose pâle. Un œil exercé peut même en deviner la cause assez facilement; car les Italiens employaient des couleurs végétales, lesquelles ont l'inconvénient de s'éteindre au grand jour.
Egalement très appréciée, la troisième pâte diffère de la précédente par l'application, et aussi par l'addition de cer-
tains produits qui Font fait craqueler. Montagnana, GofTriler et autres Vrniliens firent usage de ce genre de vernis qui ne manque pas de qualités et possède une chaleur de ton inimitable.
A de rares exceptions, la quatriènie pâte fut celle de la décadence dos vernis italiens. Pourquoi les luthiers d'alors ont-ils adopté des procédés autres que ceux de leurs prédécesseurs? C'est ce que Ton ne peut s'expliquer. Les Grancino, Testore, Gagliano, Landolphi furent les propagateurs de la nouvelle méthode. On doit cependant reconnaître que certains Guadagnini conservèrent encore quelques principes du beau vernis.
Il est très regrettable que ces luthiers, d'une valeur réelle, n'aient pas conservé les belles traditions des anciens maîtres. C'est une vraie perte pour l'art de la lutherie.
Les Allemands eurent aussi des vernis assez beaux, de bonne qualité, et se rapprochant souvent de ceux des Ita : liens. Mais leur fâcheuse habitude de recouvrir le bois d'une couche de colle, avant d'y appliquer la pâte, a le double inconvénient de ternir le bois et de rendre le vernis susceptible de se détremper. Ce qui arrive parfois lorsqu'on nettoie un de leurs instruments ou que l'on y recolle une cassure. Aussi, doit-on, dans ces deux cas, agir avec beaucoup de prudence ; car il ne resterait bientôt plu.* de vernis sur la partie nettoyée ou réparée.
A part Barak Norman et Jaïe, dont on voit quelques instruments dans nos musées et collections particulières, l'ancienne École anglaise, cependant fort intéressante, est très peu connue en France. Il est donc assez difficile
170 LliS ANCËTIIKS DU VIOLON
(l'émetlre une opinion sur le vernis des anciens maîtres qui honorent l'Anglelrrrc. Quant h celui des cl(»ux auteurs que nous venoni^ de citer, il se rapproche sensiblement des vieux Italiens, tout en étant plus épais et plus dur.
En France, au xviu* siècle, il y eut quelques jolis vernis, notamment ceux de Bocquay, Pierray, Bertrand, Malheureusement, les luthiers qui suivirent employèrent la gomme laque ou autres produits analogues qui donnent beaucoup de brillant à la pâte, mais la rendent dure et sèche. Ce qui n'est pas très heureux, car le vernis forme alors une cuirasse qui enserre tout Tinstrument et lui enlève la souplesse indispensable pour la bonne émission du son. Lupol fut un des premiers à réagir contre cette l'Acheuse coutume, et à son exemple, les luthiers français l'ont usage depuis longtemps déjà d'unt^ pAle beaucoup plus lendre.
Que de recherches nVt-on pas faites sur les anciens vernis italiens! Combien d'essais sont restés infructueux! A maintes reprises les chimistes ont analysé la pâte qui recouvrait des débris d'instruments des vieux maîtres; et s'ils ont retrouvé à peu près sa composition, ils n'ont pu jusqu'ici déterminer les proportions de ses divers éléments et encore moins indiquer les procédés à employer pour l'appliquer ; il faut bien admettre qu'en raison des produits qu'elle contient, chaque pâte demande à être étendue sur le bois avec un tour de main spécial.
Les vernis employés de nos jours sont généralement beaux. Mais que deviendront-ils avec le temps, car il ne faut pas oublier que les années et la patine y exerceront une influence plus ou moins heureuse? Espérons toutefois que
les générations futures seront appelées à ne constater que d'heureux résultats, et que si nos luthiers modernes vivent assez longtemps pour voir leurs œuvres en pleine maturité, ils auront lieu d'en être fiers.
Ariîatti (Giambatista). — Modifie, 1775- 1793. Sos contrebasses sont estimées en Italie.
Abel (Le Père Rodolphe). -^ Etiquette manuscrite :
Raccommodé par le Père Rodolphe Abel, de l'ordre de Saint- Augustin.
AcEvo. — Saluées, 1650-1695. Elève de G. Cappa. Notre grand violiste Marin Marais jouait une « viola a gambe » de cet auteur, datée de 1693*.
Adani (Pancrazio). — Modène, 1775. Fabricant de cithares.
Aglio (Giuseppe dair). — Mantoue, 1775. Etiquette manuscrite :
Joseph dair Aglio fecit
Mantua, anno Î775.
Albanesi (Sebastiano). — Crémone, 1720-1 7 ii. Il passe pour rélève de G. Bergonzi. Ses instruments rappellent ceux de l'école milanaise.
Albani (Mathias). — Botzen, 1670-1710, environ. Fils de Malhias Albani, le luthier allemand bien connu'; son œuvre est toute italienne ; c'est pourquoi nous croyons devoir le faire figurer ici.
i. Fétis. Biographie universelle.
On croit, avec juste raison, qu'il fut l'élève d'Amali, et son style, inspiré du maître crémonais, confirme cette opinion. Sa lutherie élégante et gracieuse n'a pas le caractère de celle de son père, et ne s'en rapproche que par de très faibles indices. L'onglet de ses filets se dirige presque au milieu des coins.
MATTHIAS ALBANUS focit BuUàni inXyrolii^^^.
//, ce, COINS ET ÉTIQUETTE d'uN VIOLON DE MATIIIAS ALBANl
Albâni (Paolo). — Palerme et Crémone, 1650-1680. On le dit élève de Nicolo Amati. Grands patrons, facture soignée.
Alberti (Fernando). — Milan, 1749-1760. Lutherie genre Grancino, vernis jaune.
Alberto (Pietro). — Bologne, vers 1598. Célèbre pour ses mandores et ses luths.
Alessandro (delto il Veneziano). — Venise, fin xvi* siècle. Un violon de cet auteur figurait à l'Exposition de Turin, en 1880.
Alletssee (Paulus). — Munich et Venise*.
Alvani. — Crémone, xviii* siècle. Imitateur de Giuseppe Guarneri.
Amati. — Crémone. Pour tous les luthiers de ce nom, voir dans ce volume, p. ii et suivantes.
Ambrosi (Pietro). — Brescia, 1712-17 44. Facture ordinaire;
oOOOOCOCOOCOCo
petrus Ambrosi Fecit {J
Brixî» ijiftt, ;> ^^^0 ooocoocoo o o o oo
Amdrosio (Antonio d'). — Naples, xix* siècle.
Amselmi (Pietro). — Crémone, début du xviii* siècle. Instruments du même type que ceux de Ruggeri. Beau vernis. Excellents violoncelles. On dit qu'il travailla aussi à Venise.
Andrès (Dominique). — Bologne, 1740. Etiquette manuscrite, avec petits ornements, relevée dans un violoncelle
ordinaire :
Dominicus Andrès
Bolognensis Dilefante Fecit Domini 1740.
Antagnati (Gian.-Francesco). — Brescia, vers 1333. Lanfranco le cite dans : Scintille ossiaregole di musica. Antoniazzi (Gaetano). — Crémone, 1800.
Antoniazzi (Gregorio). — Colle, 1738 :
Gregorio
Antonia\\i
In Colle, 1738.
Antonio, dit II Bononiensis. — Bologne. Une <i viola a gambe », forme guilare, sans date, de ce matlre, se trouve au musée instrumental du Lyceo filarmonico, à Bologne.
Antonio, dit II CiciciLrÂNo. — Le musée du Lyceo filarmonico, à Bologne, possède une « viola a gambe », à G cordes, sans date, de cet auteur.
Antony (Girolamo). — Crémone, 1751. Joli patron, vernis
jaune :
Hieroniinus Antçnij
Cremoncv, anno 1751.
Assalone (Gasparo). — Rome, xviii* siècle. Voûtes élevées, travail lourd, vernis jaune.
Bagatella (Antonio). — Padoue, fin xvui' siècle. Ses violons et violoncelles sont assez estimés. Il publia, en 1 786, une brochure : Régale per la construzione de vïolini^ viole, violoncelli e violoni, dans laquelle il expose une méthode pour construire les violons au moyen d'une ligne perpendiculaire graduée *.
Bagatella (Pietro). — Padoue, vers 1700.
Bagnkni (Orazio di Antonio). — Florence, 1667. Faiseur de cithares.
Balestrieri (PiETRo). — Crémonc, xviii* siècle.
Balestrierï (Thomas). — Mantoue, 1775 :
Thomas BaFcfliieri X^ftmçnttiCtî Fa<u Mafieuse. Aano. 17 •y/
On le dit élève d'Antonio Stradivari. Ses violons manquent parfois de fini, mais possèdent une très belle sonorité. Son vernis ressemble à celui de Guadagnini.
Barbanti (Silva Francesco). — Correggio, 1850.
Barbieri (Francesco). — Vérone, 1695. Style d'Andréa Guarneri.
i, Wellcngcl, luliiicr allemand, en fil itnrailrc une sur le n)ùa.e plan, en 182S» Voyez ce nom.
Barnia (Fidèle). — Venise, 1715. Faiseur de lulhs :
Fidèle Barnia Milanese Fece in Vene^ia Vanno 1715.
BAssrANO. — Rome, IGGG. Fniseur de luths.
Dartogi (Gaetano). — Livourne, xviii* siècle. Lullis el cilliares.
Battîsta, de Bhescia. — Connu par une ])Ochelte, sans date, qui se trouve au musée du Lyeeo filarmonico, à Bologne.
Bellone (Pietro Antonio). — Milan, 1091. Il avait pour enseigne : A Saifit-Afiioine de Padoue :
Pietro Antonio Bellone detto il Pekorîno fcce in Contrad^L, Larga in Milano 169^/ al Se' gno di S. Antonio da Padoua.
Bellosio (Anselmo). — Venise, 1780. Elève de Saint- Séraphin et maître de Marc-Antoine Cérin :
ÎAnfelmus Bellofïus Fecît ^
Vetietîis 17 So
BELviGLtEni (Gregorio). — Bologne, 1742-1772. Ses vio Ions sont estimés.
Bente (Matteo). — Brescia, fin xvi* siècle. Fétis mentionne un luth de cet auteur.
Berati. — Imola, xviii* siècle.
Beretta (Felice). — Corne, 1770. Facture médiocre.
Fclice Beretta alievo di Giufeppe Goadagnind fece in Como TAnno 1770
Bergonzi (Carlo). — Crémone, 1716-1747. C'est incontestablement le meilleur élc^ve d'Antonio Slradivari. Ses instruments sont pour la plupart d'une grande beauté de Ibrme et possèdent une excellente sonorilé, qui reproduit assez exactement les qualités combinées des violons de Stradivari, son maître, et de ceux de Giuseppe Guarneri del Gesù. Il imita d'abord Slradivari, puis modifia légë-
Zm Anne 17^/ Carlo Bergonzi ^ -î fece in Cremonç ^
//, ce, COINS ET ÉTIQUETTE d'uN VIOLON DE CAHI.U BEBGONZI
rement son patron. Pour cela, il allongea un peu la partie supérieure de l'instrument, à partir des CC, et augmenta la largeur du bas ; de sorte que les // se trouvent placées moins haut que dans les modèles de Stradivari. Celles-ci sont aussi plus près des bords, et participent à la fois, quant à la coupe, du double caractère des // de Stradivari et de Guarneri, mais en se rapprochant du slyle du premier. Sa volute sculptée avec une grande netteté d'exécution, paraît plus plate que celles des autres maîtres italiens. Cela pro-
vient de ce qu'elle est moins, évidée dans son profil à partir du cheviller. L'onglet de ses filets tient aussi de Stradivari cl de Gunrncri. Son vernis, généralement rouge brun, est souvent épais et croûteux ; mais grâce à la patine du temps il est d'un bel eiïet.
Carlo Bergonzi, qui habitait tout près de Stradivari, alla occuper, en 174G, la maison et le magasin de son maître.
13ERG0NZI (Michel-Angblo). — Crémouc, 1747-1760. Fils et successeur du précédent. Il était âgé de vingt-cinq ans lorsque son père mourut. L'œuvre de lutherie qu'il a laissée est inférieure h celle de ce dernier. Le vernis est joli d'aspect, les patrons sont incertains :
MicheUAngelo Bergoni^i
Figlio di Carlo
Fece in Cremona Vanno 17$$.
Il eut trois fils :
Bergonzi (Nicolo). — Crémone, 1700-1770 environ :
Nicolaus Bergonzi
Cremoncniis faciebat
Anno 17^$
Bergonzi (ZosiMo). — Crémone, xvin* siècle. Dont on connaît des instruments datés de 1777 :
Fatlo da me Zoi^imo Bergon\i Vanno 1777. Crémone.
Bergonzi (Carlo). — Crémone, 1780 environ — 1820. Lequel fit quelques violons et un grand nombre de guitares et de mandolines. Il mourut en 1820.
Les produits des petits-fils de Carlo Bergonzi sont moins estimés que ceux de leur grand-père.
Bergonzi (Benedetto). — Crémone, xix* siècle. Le dernier II. 12
17â LEH ANCÉTItES DU VIOLON
represenlant.de celte famille. Mort à Crémone en I8i0; Il avait donné à Tarisio des rensei{j;nements sur Slradivari et les contemporains de celui-ci, qui oiiL él4^ coin mil niijuéa par J.-B. Vuillaiime à Fétis. Ce dernier les a utilisés dans sa brochure : Antonio Sivadkari. ■
-Bertassi {Awbbogio). — Piadena, près Crémone, vers 1730. Bebtoleti (Antonio). — Brescia, 1796. Etiquette manus* crite, relevée dans un violoncelle de facture ordinaire :
Antonio Berioleli Fece in Brescia, 1796. '
Bebtolotti (Luioi). — M. A. Gautier, à Nice, possède ui) joli cistre qui est marqué au feu : Luiffi Derlololli, 181!).
Bjanchi (Giovanni). — Florence, I7i0. Lullierie lourde, assez bien faite, vernis jaune :
' Giovanni Biancln Fec.
In Firen^e, anno 1746.
BlANCIll (NiCOLo)'.
BiMBi (Bartolomeo). — Sienne, t7!>3 — Florence, 1760. Etiquette relevée dans un charmant violon, petit modèle, vernis rouge orangé de bonne qualité :
UisiACH (Leandro). — Milan. Luthier contemporain. Jolie facture :
LEANDRO BISIACH delh ScuoU Cremonese fece in Miluio 18 ^^ Puzzi del D\mnio
l.'Vflyez Ltt lûlliiert français. ■
LES LUTIIIEItS ITALlIiKS IW
■BoDiô (Giambattïsta). — Venise, 179i-1832 environ. noMBEtiGi (LonENzo). — Klorciice, xviir sitclc. Honoris (CESAnE). — Mantoue, 1508. Faiseur de violes. BoRFXLi (Andréas). — Parme, 1720-1740. Style de Loreiizo Guadagnini :
Andréas Borelli fecit Pàrmac anno 1720
BoRoiA (Antonio). — Milan, 1709. Style Teslore :
A nionius Borgîa me fecit In Mllano, anno 1769,
Uosi (Floriakus). — lîologne, .1781. Faiseur de mandoline:).
■ lîiiAriUA (Antonio). — Modbne, xviii* sifccle. HiiANr»iMONi (Philippe). — lïrcscia, 1790 ■
--.PtUîppus Bratiâilioni.
iëcit BrVjtî»Ï7$D-''
ItRANDiNi (Jacopo). — Pisc, 1 789. Lutherie ordinaire :
Uranzo (Baubaro-Francbsco). — Padoue, IC60. ; : JlnENsio (GiROLAMo). — lîolognft, xvi" siôcle. Connu jlar
une « viola a braccio », qui est au musée^du Lyceo filarmonico, à Bologne. Slyle de Brescia :
WcronymusBrenfius Bonon*
Bresâ (Francesco). — Milan, 1708 :
Francesco Bresa fece alla scala in Milano 1708.
Brosghi (Carlo). — Parme, 1832 :
Carlo Broschi in Parma fecit i8j2.
Bruno (Charles). — Turin. Luthier contemporain. Bonne facture.
.. Budiani (Francesco). — Brescia, xy* et xvi" sii>cles. Faiseur de violes.
BuEETENBERG (Matteo). — Romc, 1597. Faiseur de !uths.
BuoNFïGLiuoLï (Pier-Francesco). — Florcncc, xvii* siècle.
BusAS (DoMENico). — Vcnisc, 1740.
BussETTo (Gio-Maria del). — Crémone, 1660. Faiseur de violes :
Glo. Maria del BuTsetto fecein Cremona. 1660
BussoLERO (LiiiGi). — Rivanazzano, 1817. Fabricant de mandolines.
BuTi (Antonio). — Archi, 1756. Étiquette manuscrite, avec petits ornements, relevée dans un violon ordinaire :
Antonio Buti d'Albano Archi :
Fece Vanno IJ56.
C\BROLi (LoRENZo). — Milan, 1716.
Caeste (Gaetano). — Crémone, 1677.
Calcagno ou Calcagni (Bernardo). — Gênes, 1710-1741.
Style Guarnari, travail très régulier, vernis rouge orange :
Calonardi (Marco). — Crémone, xviii' siècle.
Calvarola (Bartolomeo). — Bologne, vers 1753 — Bergainc, 1767. Modèle inspiré de Ruggeri. Travail ordinaire.
Camilli (Camillo). — Mantouc, 1739. Jolie lutherie, beaux bois, palron Stradivariîyyun peu larges et courtes; vernis genre Landolfi, mais moins brillant. Ses violons possèdent une belle sonorité ;
/ a^i^tJ f^iff'u -^Uét
Capo. — Milan, 1717. Un cygne étendant les ailes est représenté sur son étiquette.
Cappa (Giuseppe-Francesco). — Saluces, lGOO-1045 environ. Sans doute le premier lulliicr de ce nom. II était ignoré jusqu'ici. Nous le connaissons, grflce à cette étiquette :
Cappa (Gtopfreoo). — Saluccs, 1640 environ — 1690. Vraisemblablement le lils du précédent. C'est le plus célèbre des
j 1 OFREDVS CAPPA FECIT g JlSALVTVS ANNO lÔftS ÎJ
Cappa. Élève des frères Antonio et Oirolamo Amati. Sa
lutherie ressemble beaucoup à celle de ses maîtres, el passe souvent pour telle. Ses^ysont généralement assez étroites. L'onglet (le ses Qlets se dirige presque au milieu des coins, lesquels sont un peu plus forts que ceux des Âmati. On dit qu'il travailla pendant quelque temps à Crémone avant de se fixer en Piémont.
ff, ce ET COINS d'un violon DE G. CAPPA
Cappa (Gioacchino). — Saluées, 1690-1725, environ. Le dernier du nom. On le connaît peu.
Carabba (C.-O). — Catane. Contemporain. Mandolines.
Carcanus. — Crémone, xvi* siècle.
Carcassi (LoRENzo E ToMMASo). — Florcnce, xviii* siècle. Les deux frères, sans doute, qui travaillèrent ensemble ;
\\OVi? E TOM.^ CARCASSll } In Firenze pell* Anno 1745 \ Airinfegna delGiglio.
et qui se séparèrent ensuite :
5Ç»^ .T0KtMA50. CAKCAte . •"¥,
Lorenzo prit pour enseigne : A la Madone de Rici :
Carlomordi (Carlo). — Vérone, 1054.
Casrlli (Francesco), — Kliquelte manuscrite :
Fece Francesco Caselli 1740.
Casini (Antonio). — Modène, 1069-1080. Fournisseur du duc de Modène. Lutherie ordinaire. Étiquette manuscrite :
Antonio Casini Modena i66ç.
Caspani (GiovAN-PiETRo). — Venisc, vcrs 1000. Style Amati. ' Cassanelli (Giovanni). — Ciano, 1777.
Castellani (Pietro). — Florence, 1780-1820. Cithares.
Castellani (Luigî). — Florence, 1809-1884. Fils du précédent.
Castello (Paolo). — Gênes, 1778. Jolie lutherie, genre Gagliano.
Paulu Gcnos Anno lyj^ô |
Castro. — Venise, 1080-1720. Beaux bois. Vernis rouge. Catenar (Enrico). — Turin, 1071. On le dit élève de Giof-
fredo Cappa. Étiquette imprimée en caractères romains :
Henricus Catenar Fecit Taiirini, anno i6ji.
Cati (Pietro Antonio). — Florence, 1740. Lutherie genre Gabrielli.
lietTnf Ahpt^^ Çàtl Florentlnur •:
Cattenaro. — Pavie, 1639. Faiseur de violes.
Celoniati (Giovanni-Francesco). —Turin, 1734. Style Nicolo Amati, bonne facture, vernis jaune :
Jo&nnesFrancifcusCeloniaCus fecicTauriniAnno 17? 4
Cerin (Marco-Antonio). — Venise, 1794. Élève de Bellosio:
Marcus , Antoiiîus, Ccrin , Aliimnus Anfelmîi , Bclofii , Fccit Vcnctîac An. ij^^-
Ceruti (Giovanni-Battista). — Crémone. Successeur de Lorenzo Storioni, en 1790, dans la via dei Coltellai^ près la piazza San Domenico. Ceruti mourut en 1817, après avoir construit environ cinq cents violons ou violoncelles, dans le style de Nicolo Amati, lesquels sont estimés :
Jo: Baptista .Ceruti Crcmonensis * 5 fccit Cremon» An. xW^ f^\ %
Ceruti (Giuseppe). — Crémone. Fils et successeur du précédent, mort à Mantoue en ISUO. Il fit surtout de la réparation. Ses instruments ne sont pas sans mérite.
Ceruti (Enrico). — Crémone, 1808-1883. Fils de Giuseppe. Avec lui se termine la longue liste des luthiers qui ont illustré Crémone. Il avait son magasin, via Borgospera^ 14. Les 365 instruments qu'il a construits sont très appréciés dans les orchestres italiens. Son dernier violon figura à l'exposition de Milan en 1881.
CiiîARELLi (Andréa). — Messine, 1675-1699. Faiseurdeluths.
Chiavellati (Domenico). — Lonigo, 1796. Étiquette manuscrite, imitation de caractères d'imprimerie, entourée d'un filet, relevée dans un violon ordinaire :
Donf Chiavellati
Fece
Lanno 1796
In Lonigo.
Cniocci (Gaetano). — Padoue, xix' siècle.
CiRCAPA (ToMMASo). — Naplcs, vers 1730.
CocKo (Cristoforo). — Venise, 1654. Ce luthier est connu par un très bel archilulh qui se trouve au musée du Conservatoire, à Paris*. Le nom de Cristoforo Cocko s'y voit marqué au feu sur le talon du manche : de plus, l'étiquette autographe placée à l'intérieur est ainsi conçue :
Cristofer Cocks, AlFinsegna
DeWAquila d'oro
Vcneliœ 16 $4.
CoMPosTANo (Antonio). — Milan,! 709. Étiquetlemanuscrite, écriture bâtarde, relevée dans un violon genre Grancino:
Antonio Compostano
Fece in Conirada Larga
Milano 1709.
CoRARA (GiAcoMo). — Vcnisc, 1775. Etiquette manuscrite, relevée dans un gentil violon :
Giacomo Corara
Fecit in Au g'' 1775
Yene^ia n* j.
\. N'» 233, Calai., édil. 1884.
CoRDANO (Jacopo-Filipo). — Gêocs, 1774 :
lacobos ?liilîppus (îor<îanûs .
fecic Genux . Ànno i^l 1 7 74-
Corna (Giovanni- Giacomo délia). — Brescid, vers 1533. Cité avec éloge par Lanfranco.
CoRNELLi (Carlo). — Crémone, 1702. Éliquelle imprimée
en romain :
• Carolus Cornelli fecit
Cremonce, anno 1702.
Costa (Pietro-Antonio dalla). — Trévise, 1741-1764, Ce luthier fut un copiste habile des frères Amati :
Pîetro Antonio dalla Cofta fêce m Trevîfo Anno 174/
Dans Téliquette suivante, les deux premières lignes sont imprimées en anglaise bâtarde, le reste en romain, sauf le mot Tarvmij qui est en anglaise :
Petrus Antonius à Costa fecit ad
Similitudinem illorum quos fecerunt
Antonius et Hieronymus fratres Amati
Cremonenses filii Andréa Tarvisii^ anno 1757.
On connaît encore celle-ci :
Petrus Antonius à Costa fecit Tar Visio 1764.
Costa (Félix-Mori). — Parme, 1807 :
peis te ^ )e )« )è')&'£ *p
^^Felix Morî Co^jta- v K
..Fecît Parm'ae" foir
r ; .'. anno }^oy .((jj
LES LUTHIERS ITALIENS i87
CmsTOFORi (Bartolommko). — Florence, vers 1760. î.
CuppiN (Giovanni). — Connu par une petite basse, sans date, de la colleclion de M. A. Gautier, à Nice. On ignore où il travaillait.
Daniru (Joannes). — Padoue, 1745 :
Joannes Danieli fecit Palavii
DARpELLi(li padre Pietro). — Mantoue, vers 1500. (Voir dans lel. I de cet ouvrage, p. 235.)
Deconet (Micael). — Venise, 1754. Bonne lutherie; les tables ont des voûtes pointues :
MICAEL DECONET îecit Venctiis 1 754
Une étiquette imprimée en petits caractères nous apprend qu*il travailla aussi à Padoue :
Michiel Deconet Fecit Padoua. L'anno 1790.
Degani (Eugenio). — Venise. Luthier contemporain. Bonne facture.
DiKFFopHuciiAR (Magno). — Vcuisc, 1608. Le musée instrumental du Lyceo filarmonico, à Bologne, possède un luth de cet auteur.
DiNï (Giovanni-Battista). — Lucignano, 1707.
Dominicelli. — Ferrare, 1695-1715. Style Aniati.
DoNATo (Serafino). — Vcuisc, XV' siècle.
DoNi(Rocco). — Florence, première moitié du xvii* siècle. Cristorifi, conservateur delà collection du duc de Florence, mentionne un instrument de cet auteur dans son inventaire du 23 septembre 1716.
DossEUR (Claudius). — Étiquette imprimée, encadrée par
un filet, relevée dans un très gentil violon ; coins camards, forme Maggini exagérée :
Claudias Dossetir Feclt aiino ijy'i.
On ne; sail dans quelle ville il li'availlait. Urinda (GiACOuo). — Pianzo, xviii' sitcle.
Ebehi.k (Tomaso). — Naples, 1770, Élève de Gagliaoo. Il était sans doute parent de J.-Ulric Eberle de Prague :
Tymaso EbexU ffcit
Emiuani (Francesco de). — Rome, 1728. Comme la plupart des luthiers romains, il s'est inspiré de David Teccliler:
Francifcus de Emilianis fecit Romae Anao Dfïi i728
KvANGi;i.iSTi. — Flun^iire, .wiii' siicle.
Pahricatore. — Naples. Plusieurs luthiers du ce nom construisirent des guitares et des mandolines. Lo premier connu ^st :
|Gio: Battii)a Fabricatore iècit .
|An.i785. in S. M. dcU' Ajuto.|
Napoli
Vient après :
Puis :
Gennaro fabricatore An no i8 Napolî vStrada S- Giacomo n. 16
Fabris (Luic.i). — Venise, xix* siècle.
Facini (Agostlno). — Bologne, 1732-1742. Moine de Tordre de Sainl-Jean-de-Dieu. Il passe pour avoir fait de bons violons, d'après le modèle de Stradivari et s'être servi d'un excellent vernis*.
Falco. — Crémone, xviii* siècle. Flèvc de G. Bergonzi.
Farinato (Paolo). — Venise, xvin* siècle.
Ferati(Piktro). — Sienne, 1764. Facture ordinaire, larges filets, vernis brun épais. Étiquette imprimée en romain :
Pielro Ferait Fecit Siena^ 17(^4.
Fkrrari (Agostino). — Budrio, xviii' siècle.
Ferrari (AlfoiNSo). — Carpi, 1738.
Ferrari (Carlo). — Sienne, 1740.
FiKCER (Johann-Gotlied). — Crémone, 1789.
FiLANo (DoiNATo). — Naplcs, 1782. Mandolines. Étiquette manuscrite, écriture bâtarde :
Donaio Filano fecit alla rua Dis. Chiara, A. D. 1782. Napoli.
FiNOLLi (Joseph-Antoni). — Milan, 1755 :.
iriAik
Jofepk Aotoiii. finolli, itt
Milano. î jrS'S'.
-g"!— Wl 1 MU
■■MmIm
i Valdrigiii (le comte), ffomocheliurgographia^ Modènc, 188i.
iK) LES ANCÊTllES DU VIOLON