‹ Les anciennes faënceries rennaisesChapitre 16 sur 78 · I. Suprà, cbap. n, p. S · texte numérisé non relu

I. Suprà, cbap. n, p. S

s. Page Sft, à la note.

S. AiiJoard'hai faaboarg de fireil.

avait épousé une Geneviève Noblet. Les registres suivants reproduisent régulièrement, chaque année, la même mention jusqu'en 1759 inclusivement.

D'autre part, une publication annuelle qui s'imprimait à Rennes sous le titre d'Etrennes bretonnes^ signale dès 1752 le même sieur Noblet comme directeur de la manufacture de « grosse faïence » du Faubourg-l'Evêque. A partir de 1760, le nom de Noblet disparait, et on trouve son successeur désigné dans les Etrennes bretonnes sous les noms de Tutrel • de 1760 à 1773, de Turel en 1782 et 1788, deTural en 1786 et 1787. Une autre publication, les Tablettes historiques de Rennes, le dénomment Turel de 1779 à 1792. . Quel a été le genre de travail de la fabrique du Faubourg-l'Evêque? Nous l'ignorons. Toutefois la désignation mentionnée plus haut de « manufacture de grosse faïence » semble indiquer suffisamment qu'elle n'a jamais produit autre chose que de la faïence commune destinée aux usages les plus vulgaires. D'ailleurs, il n'a jamais été signalé — à notre connaissance, du moins — aucune pièce quelconque provenant de cet atelier.

Nous sommes encore moins renseigné sur la fabrique du boulevard Toussaints 2, dont nous no connaissons aucun produit. Nous savons seulement le nom de son propriétaire, Jean Le Coz, que nous

i. C'est cerUinement par erreur que \e$ Etrennea bretonnes impriment « Tatrel, • ce qui fait songer A Tancien faïencier de la me Hue, qui était mort dès 1756. Nous croyons que le vrai nom du manufacturier de « grosse faïence » du Faubourg-l'Evêque est bien Turel.

2. Le boulevard Toussaints était un ouvrage de fortification de la troisième enceinte de Rennes, entouré d'eau par le fossé des murs, et qui s'étendait en dehors de la Porte Toussaints, k peu près à l'endroit où, actuellement, passe le boulevard de la Liberté, entre la place de la Halle*aux- Blés et l'extrémité Nord de la rue Tronjolly.

trouvons orthographié Cosse dans le registre de la capitation do 1768, et Costo dans les Tablettes historiques de Rennes de 1769. On le trouve aussi mentionne aux Archives municipales de Rennes, dans un interrogatoire du 12 janvier 1770, sous cette désignation ' : « Jean Le Coz, fabricant de fayance, ouvrier à la manufacture de fayance près le boulevart de Toussaint*. » Enfin, dans un partage de succession de 1784, on rencontre une Ursule Le Coz, « mère et tutrice des enfants issus de son mariage avec le S' J.-B. Le Coz, vivant peintre à la manufacture de fayence de Rennes^. »

Cette qualification de « peintre » semblerait indiquer que la fabrique du boulevard Toussaints a pu produire do la faïence artistique. Nous ne le croyons pas. Nous pensons qu'il n'est pas question ici d'un artiste, d'un peintre décorateur, mais bien d'un ouvrier enlumineur, chargé simplement de tracer des filets de couleur sur le marli des assiettes, ou d'appliquer au moyen du patron découpé quelques motifs très simples sur certaines pièces. Dans tous les cas, rien n'existe — dans les collections que nous connaissons — qui puisse permettre d'être fixé sur la nature des produits sortis de l'atelier de Le Coz.

Bien que les deux fabriques du Faubourg-l'Evêquo et du boulevard Toussaints ne nous aient rien laissé, nous n'avons pas cru pouvoir les passer sous silence, du moment que leur existence à Rennes au xviii* siècle se trouve bien et dûment constatée.

i. Archives municipales de Rennes. Police, art. 257, n» 382. — Papiers André, à U Bibliothèque de Rennes: ms. n^ 2i3.

S. Papiers André, ul suprà, — Note manuscrite de feu M. le procureur général Alfred Ramé.

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