‹ Les anciennes faënceries rennaisesChapitre 27 sur 78 · Registres (le la capitalion; année · texte numérisé non relu

Registres (le la capitalion; année

3. Registre des sépultures de la paroisse Saint-Marlin de Rennes.

neurs, et que Tun d'eux découvrira sous Tune des faïences qui ornent les étagères de son cabinet ou les dressoirs de sa salle à manger, la signature soit de Bourgouin, soit do l'un des autres céramistes des fabriques de Rennes. Si l'on veut bien nous signaler les découvertes de ce genre, nous serons heureux d'en faire état à l'actif de nos anciennes faïenceries locales.

Nous allons décrire les trois pièces signées de Bourgouin, en commençant par celle qui figure dans les collections de notre grande manufacture nationale.

1** « Ecritoirc à deux gradins superposés présentant chacun, sur la face antérieure, un ressaut semicirculaire, celui du bas décoré d'un mascaron en relief; les plaques de dessus sont percées de trous circulaires, d'une rosace et de trois fleurs de lys ajourées; décor bleu ardoisé et jaune dessiné de manganèse ; sur le dessus, des ramages de fleurs épanouies, en réserves blanches modelées de bleu et de manganèse sur fond bleu ; sur les parois verticales, des paysages alternant avec des panneaux à losanges formés par des draperies nouées et des tiges 'de fleurs. — Inscription au revers; d'un côté :

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Do l'autre :

Longueur : 0" 465; largeur : 0"* 19. — Ancienne collection Dupont- Auberville*. »

2** Groupe en faïence blanche (pi. IV), sans aucun décor, représentant en réduction la statue pédestre du roi Louis XV érigée à Rennes, par les Etats do Bretagne, le 10 novembre 1754. Le roi est debout sur un piédestal orné d'armes et de drapeaux. A ses

t. Manufacture nationale de Sèvres. — Catalogue du Musée céramique, par Edouard Gamier, conservateur du Musée et des Collections. — Fascicule IV, série D, Faïences, — Paris, Ernest Leroui, 1897. (Pages 317-318, n» 975.)

M. Edouard Garnier signale dans le même Catalogue (p. 319, n<> 977) une assiette à décor polychrome signée du monogramme J B B qu'il attribue à Bourgouin. Nous ne croyons pas que ce soit la marque de ce céramiste. Les trois seules pièces de faïence signées de lui que nous connaissons portent en toutes lettres son nom de famille, qui n'est pas précédé des initiales de ses prénoms. D'un autre côté, nous avons relevé dans nos archives locales un assez grand nombre de ses signatures qui sont Jean Baptiste Alexis Bourgouin, et plus souvent Alexis Bourgouin, Au pied d'une quittance de 176i, il signe A. Bourgouin. Il semble dés lors qu'il ait eu une prédilection pour son dernier prénom, Alexis, qu'il n'oublie Jamais de faire figurer, soit en toutes lettres, soit par l'initiale A, quand il signe sur un registre de paroisse ou au pied d'un acte commercial.

pieds, d'un côté se tient debout la déesse Hygie tenant la couleuvre d'Esculape à laquelle elle présente un breuvage dans une coupe (allusion au rétablissement de la santé du roi) ; de l'autre côté, la Bretagne assise, entourée des attributs de la guerre et du commerce. Le groupe original en bronze, œuvre du sculpteur Jean-Baptiste Lemoyne, fut détruit en 1792.

Le groupe en faïence qui nous occupe, et qui mesure 48 centimètres de hauteur, fut exécuté à la manufacture du Pavé Saint-Laurent par Bourgouin en 1764, ainsi que l'indique l'inscription F^e (pour fecit) Bourgouin 1764 qui se lit derrière, tracée en noir avant la cuisson, et dont voici le fac-similé :

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Cette intéressante pièce céramique appartenait à M. le docteur Aussant, de Rennes, et faisait partie de la précieuse collection dont il a si généreusement fait don au Musée de sa ville natale en 1871 *.

1. Sur le groupe m faïence blanche de Bourgouin, voyez : A. André :

Catalogue raisonné du Musée archéologique de la ville de Rennes,

3** Grand vase décoratif (pi. III), forme Médicis, en faïence blanche à décor bleu monochrome; de chaque côté un mascaron en relief; devant et derrière, un écusson aux armes de M»' François Bareau de Girac, qui fut évêque de Rennes de 1769 jusqu'à la Révolution ^.

Ce vase mesure 65 centimètres de hauteur. Sous le pied se lit, tracée en noir avant la cuisson, l'inscription P (pinxit) Bourgoûiriy 1116, ainsi disposée :

se édition, 1876, p. 361, n« 1311; Compte-rendu de l'Exposition artistique et archéologique de Rennes dans les Mémoires de la Société archéologique dl Ile-et-Vilaine^ l. III, p. 83; Notice biographique sur le docteur Aussant^ dans les mêmes Mémoires, t. VIII, p. 535 ; — Jacquemart, Les Merveilles de la Céramique, t. II, p. 13S ; — Demmin, Guide de l'Amateur de Faïences et de Porcelaines^ i' édition, t. II, p. 639.

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