‹ Les anciennes faënceries rennaisesChapitre 26 sur 78 · BOURGOUIN · texte numérisé non relu

BOURGOUIN

Jean -Baptiste- Alexis Bourgouin, fils de Michel Bourgouin et de Marie-Charlotte Anquetil, naquit à Rouen, paroisse Saint-Sever, en 1734. Nous croyons que c'est vers 1754 qu'il vint se fixer à Rennes, où nous, le voyons contracter mariage, le 28 septembre 1756, en la paroisse Saint-Jean, avec demoiselle Marguerite Martin 2.

Ils installèrent une boutique d'épicerie sur la place Sainte-Anne; c'est, en effet, en qualité d'épiciers qu'ils sont imposés à la capitation en 1758^. Pendant que sa femme s'occupait de son petit commerce, Bourgouin était employé comme « commis et

1. Catalogue raiaonné du Musée archéologique de Rennes, p. 355, à la fln de l'arlicle concernant la soupière n<> 1268. S. Registre des baptêmes cl mariages de la paroisse Saint-Jean de Rennes. 3. Archives municipales de Rennes. — Registres de la capitation.

peintre » à la manufacture de faïence du Pavé Saint- Laurent. Il est certain qu'avant de venir à Rennes il avait travaillé dans une des faïenceries de Rouen, sa ville natale, et que ce fut lui qui importa chez Duboys de la Vrillière, et plus tard chez Leolerc et chez JoUivet, ce style de Técole roucnnaise si reconnaissable dans quelques-unes des pièces qu'il a décorées.

Lorsque Thomas Jollivet devint propriétaire de la fabrique, en 1775, son premier soin fut do confier la direction de son établissement à Bourgouin, qui abandonna son commerce d'épicerie, et qui se trouva dès lors imposé à la capitation sous la qualification de « directeur de la manufacture, » dans laquelle il établit son domicile avec sa femme et ses neuf enfants '. C'est là qu'il mourut, le 8 juin 1790, à Tâge de cinquante-six ans, après avoir exercé les fonctions de trésorier de Saint-Martin, sa paroisse^.

Pendant près de trente-cinq ans qu'il fut attaché à la manufacture du Pavé Saint-Laurent, Bourgouin a dû nécessairement modeler et décorer un grand nombre de pièces; malheureusement, nous n'en connaissons jusqu'à présent que trois qui portent sa signature : c'est d'abord une grande écritoire qui est au Musée de la Manufacture nationale de Sèvres, ensuite un grand vase décoratif et un groupe qui appartiennent au Musée archéologique de Rennes.

Bien que nous ne nous abusions pas sur le faible mérite de la présente étude, nous avons l'espoir qu'elle sera lue par quelques fervents de l'art céramique, simples amateurs ou savants collection-

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