‹ Les anciennes maisons de ParisChapitre 14 sur 82 · RUE VILLEHARDOUIN · texte numérisé non relu

RUE VILLEHARDOUIN

pu demeurer rue des Douze-Portes et être de cette paroisse. Je n’ignore même pas que la jeune épouse du cul-de-jatte dut avoir plus d’une homonyme: Scarron avait été ruiné par des procès que gagnait sa belle-mère, qui devait s’appeler comme sa femme, et nous lui connaissons, d’autre part, pour contemporain, habitant de la même ville, un J. B. Scarron, sieur de Saincton, qui pouvait n’être pas de la famille et n’en avoir que plus de parents. En tout cas, quand notre Scarron cessa de rire et de vivre, sa veuve eut intérêt à ne pas s’éloigner, ou à se rapprocher de ses meilleurs amis, qui faisaient groupe près de la place Royale. Or la rue des Douze-Portes avoisinait la maison de Ninon de Lenclos, où Villarceaux fit la cour à la plus sage des amies de cette femme d’esprit et de cœur ouverts, et n’était pas plus loin des Hospitalières de la place Royale, où le poète Segrais nous raconte qu’il allait voir la veuve toutes les six semaines.

Brillon-Duperron, secrétaire du roi, conservateur des hypothèques, possédait le n° 4, dont le 2 n’est encore que le jardin: son père s’en était rendu adjudicataire sur des poursuites exercées par l’union des créanciers du dernier Harlay. En 1781, un autre Brillon-Duperron, receveur des dîmes du diocèse de Paris, vendait à Laurent Gervais, conseiller du roi, contrôleur des rentes de l’Hôtel-de- Ville, grand-père de M. Frémin, propriétaire actuel. Mme Frémin la mère, née Gervais, est décédée il y a peu d’années, après avoir vécu plus d’un demisiècle dans le même appartement de sa maison. De celle-ci on avait fait bail précédemment à MDle Juvénal d’Arvel des Ursins de Trainel, femme de Régnault, comte de Barres, baron de Law, gouverneur d’Étampes, puis à Mme Chanut, veuve de Boissy.

Le moyen d’en vouloir au 9, de ce qu’il garde

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