‹ Les anciennes maisons de ParisChapitre 13 sur 82 · RUE VILLEHARDOUIN, ETC · texte numérisé non relu

RUE VILLEHARDOUIN, ETC

fille; seulement cette petite-fille du chancelier Boucherat, veuve d’un président à mortier, ne vivait nullement là, car elle était entrée à l’abbaye royale du Val-de-Grâce, et elle transporta ses droits, dès 1734, à sa sœur, veuve de Louis-René de Vielbourg, marquis de Miennes, lieutenant pour le roi en ses provinces de Nivernois et Donzois. Cinq ans après mourait le père de ces dames, qui se trouvait le dernier mâle de sa race, puisque son unique fils, à l’âge de 17 ans, l’avait précédé dans la tombe. Les héritières de l’ancien intendant de Paris, dont la succession comportait aussi d’autres biens, avaient pourtant eu à compter avec des créanciers, qu’il avait également laissés. Les abbé et religieux de Saint-Denis percevaient les droits de cens et de lods et ventes sur ce côté de la voie.

La porte du 8 forme arcade, et les quasi-douze de la rue à l’origine étaient sur ce modèle : une rampe de fer tournoie ascensionnellement à l’intérieur. ,Ge fut une des deux propriétés cédées en 1657 parle sieur Dublet àmessire Guénégaud, trésorier de l’épargne, propriétaire à cette date rue Saint-Louis de l’hôtel Boucherat, plus tard d’Ecquevilly, où se trouve le couvent de Saint-Élisabeth depuis le règne de Charles X. Plusieurs maisons de notre petite rue, ne fût-ce que par le fait de l’acquisition-Guénégaud, ont dépendu de l’hôtel dont le jardin les touche encore par-derrière.

Remarquons que l’une des voisines dudit Dublet portait un nom auquel devait répondre, au même temps, la future marquise de Maintenon. La femme de l’auteur du Roman Comique était M1,e Scarron, comme celle de l’auteur de Tartufe était Mlle Molière. Je sais bien que la paralysie à micorps du spirituel épicurien le cloua longtemps sur sa chaise dans la rue de la Tixéranderie et qu’il fut enterré à Saint-Gervais ; mais le défunt avait

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