‹ Les anciennes maisons de ParisChapitre 24 sur 82 · RUE D’ÉCOSSE · texte numérisé non relu

RUE D’ÉCOSSE

Sans de pareils renseignements, pris pas à pas, que ferions-nous des notes plus difficilement recueillies au milieu des livres, sur les cartes et dans les pièces authentiques?

Le plan de Tapisserie du temps de Charles IX montre surtout un grand cimetière devant l’égliae Saint-Hilaire. Deux autres plans établissent qu’en l’année, 1652 cette église avait une petite entrée rue d’Ecosse, à-peu-près au n° 3 de notre époque, mais qu’avant 1739 la suppression de ce passage avait permis d’élever les maisons qui y sont encore. D’autre part, nous avons fixé, à propos de Tancienne Sainte-Barbe (i), l’historique du collège de Cocqueret, qui touchait à celui de Reims et qui se trouvait justement, dans la petite rue dont nous parlons, à la place du mur neuf de Sainte-Barbe qui fait coude à l’extrémité du côté droit. Plus d’un curé de Saint-Hilaire a été principal à Cocqueret, à Sainte-Barbe, comme nous l’avons rappelé, et la fondation du premier de ces collèges s’est fondue dans celle de l’autre en 1556.

Presque tout le côté gauche de la rue d’Ecosse appartenait aussi à Sainte-Barbe, qui en tirait revenu, au moment de la réunion des petits collèges à Louis-le-Grand, et il se décomposait ainsi : maison à l’enseigne de l’Eciisson, maison à l’image du Mûrier et une troisième, dont le pavillon reste pour nous anonyme. La rue d’alors ne manquait pas de boutiques ; elle n’avait pas, comme à présent, pour unique industrie de loger en garni une population relativement nombreuse. Au commencement de la grande révolution, d’autres états s’y exerçaient encore, la trinité de maisons susdésignée ayant pour locataires : Canot, relieur ;

(1) Histoire du collège Rollin et de l'ancienne Sainte- Barbe, par M. Lefeuve, in-8, 1853.

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