‹ Les anciennes maisons de ParisChapitre 27 sur 82 · RUES GARANCIÈRE · texte numérisé non relu

RUES GARANCIÈRE

Le florentin Servandoni lui-même ne se bornait pas à dessiner des monuments religieux; cet architecte, qui savait manier le ciseau et surtout le pinceau, a travaillé, comme peintre-décorateur, à l’Opéra, avec Boucher, l’artiste qu’inspirait exclusivement le plaisir. Sa rue, à l’ombre de Saint-Sulpice, n’a pas été incessamment peuplée d’abbés, demarguilliers et de donneurs d’eau bénite.

M4e Dangeville, qui a joué les soubrettes, les grandes coquettes et les travestis pendant un tiers de siècle, a pu recevoir nombre d’excommuniés, rien qu’en donnant des fêtes de famille, dans la maison où elle tenait d’une part au comte de Breteuil et d’autre part à la famille Godonèche, propriétaire à l’encoignure des rues deVaugirard et des Fossoyeurs. Bourdelin, docteur en médecine, ayant pour locataire Dupin, seigneur de Montinéa, avait vendu en 1740 au couple Botot ladite propriété, et Marie-Anne Botot, dire Dangeville, a racheté douze ans plus tard la part des héritiers de son mari, avec lequel elle avait été commune en biens. Dans cette circonstance, Mlle veuve Dangeville, comédienne du roi, demeurant rue du Petit-Bourbon (aujourd’hui Saint-Sulpice) passait un nouvel acte, et les autres contractants étaient: Dlle Marie- Hortense Racot de Grandval, veuve de Charles- Claude Botot-Dangeville, pensionnaire du roi ; sieur Antoine-François Botot-Dangeville, maître de danse, membre de l’Académie royale de danse et pensionnaire du roi; dame Anne-Catherine Desmares, épouse du susnommé ; François-Etienne Botot- Dangeville de Montfleury et Etienne Botot-Dangeville de Champmeslé, tous deux comédiens pensionnaires de S. A. S. Électorale Palatine, et Nicolas Botot-Dangeville, bourgeois de Paris. Les intéressés, à eux seuls, n’auraient-ils pas pu donner la comédie au notaire, après la signature du contrat?

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