‹ Les anciennes maisons de ParisChapitre 3 sur 82 · NAGUÈRE DE LA PÉPINIÈRE · texte numérisé non relu

NAGUÈRE DE LA PÉPINIÈRE

Pajou, vers 1830 ; M. Morgon et M. Hainguerlot, depuis lors, s’y sont succédé. L’un des deux autres immeubles qui se faisaient pendant, à droite et à gauche du précité, manque à l’appel ; mais le troisième répond au nombre 89. Le premier occupant en fut l’architecte personnellement, avant qu’il eût pris possession du logement au Louvre qui était mis à sa disposition. Un contrat de don mutuel ayant été passé, le 19 germinal an îv, entre ledit citoyen Wailly et sa femme, née Belleville, celle-ci fut bientôt appelée au bénéfice de la survie, son mari ne laissant pas d’héritiers à réserve. Avant d’épouser en secondes noces le célèbre Fourcroy, Mme de Wailly acquit de Foubert, logé au palais des Sciences-et-des-Arts, une maison et un jardin touchant à sa propriété, et qu’une restauration y annexa plus étroitement, après que la comtesse de Fourcroy, veuve pour la seconde fois, eût vendu la totalité au comte de Nicolaï. Adjugé an marquis d’Aligre en 1835, l’hôtel fut acheté ensuite par M. de Saulty, prédécesseur de M. d’Alfonso.

On remarquait dès le même temps rue Neuve- Saint-Charles, en regard de la rue de Courcelles, une maison construite par Liégeon pour la famille de Balincourt. On y entrait par trois entre-colonnements fermés de grilles, conduisant à un péristyle.circulaire, sous lequel les carrosses étaient à couvert; trois Grâces sortaient d’un bassin, au milieu du péristyle. M. de la Palu vendit ladite propriété le 1er juin 1807, en l’étude de Me Louveau, à M. Labbé, maîtrq de pension. L’une des autres belles demeures de la rue de la Pépinière était qualifiée hôtel d’Àrdivilliers dans un almanach de la même année, puis dans un livre du même genre*édité en 1813. L’institution Labbé fut longtemps un des meilleurs établissements de Paris ;

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