‹ Les anciennes maisons de ParisChapitre 56 sur 82 · RUES DES QUATRE-FILS · texte numérisé non relu

RUES DES QUATRE-FILS

le 4 et le 6, du secrétaire des 'finances J. -B. Legouvé, mais du chef de sa femme, née Motte, et cette maison double avait été élevée en 1675 pour le grand-audiencier Boucher sur le jeu de paume du Petit-Louvre. Les capucins du Marais avaient le reste de ce qui vient avant la rue Chariot, à l’exception d’une propriété aux héritiers de Gruyn, maître de la chambre aux deniers. En cette maison, plus tard, on a arrêté, comme complices du conspirateur Georges Cadoudal, le prince Jules de Polignac et le duc de Rivière : c’était le 4 mars

Gigault de Crisenoy, ancien fermier-général, avait le 16, après les Aymeret, famille de robe, et ce bien-là se trouvait, comme tant d’autres, dans la circonscription seigneuriale du Temple: le peu qu’il rapportait à la commanderie contribuai f toujours à la consoler de la réunion qu’avait faite Louis XIV des justices seigneuriales au Châtelet.

Le Rebours, conseiller au parlement, a occupé la maison adjacente, avec sa femme, qu’en avait dotée le président Le Féron, son père. Abandonnement pareil a été fait par ces époux en faveur de leur fils. Or celui-ci a profité de la faculté de racliat accordée en 1790 à tous les propriétaires des fonds grevés de redevances censuelles ; puis, une fois libéré vis-à-vis de M. d’Angoulême, grandprieur de France et commandeur du Temple, auquel sa qualité de prince n’était plus donnée dans les actes, il a vendu l’hôtel à Gondouin. Mais une pièce, que nous avons copiée, dit comment cette affaire s’est terminée:

« Le 25 messidor an n, Barbié, receveur des domaines nationaux du ve arrondissement, demeurant enclos du Temple de l’Éternel, n° 45, section de la Cité, reconnaît avoir reçu de Gondouin 70,000 livres pour le prix principal de la maison acquise par lui de Lerebours en

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