‹ Les anciennes maisons de ParisChapitre 71 sur 82 · RUE PORTEFOIN · texte numérisé non relu

RUE PORTEFOIN

Baudouin, intendant des finances. Le même immeuble nous paraît aussi l’ancien hôtel qu’eut en ladite rue le général baron de Menou, qui avait été député aux États-Généraux et qui mourut gouverneur de Venise en 1810.

Nos 13 et 15 : — ont fait partie du patrimoine de Fraguier, président en la cour des Comptes, fils et petit-fils aussi.de magistrats. Mme de Catinat, née Fraguier, belle-sœur du maréchal de Catinat, a disposé du 13 et l’a laissé à Mme Huguet de Sémonville.

N° 14: — saisi sur Moreau et adjugé, en 1700, à Le Tonnelier de Breteuil, puis donné au comte de Froulay, dont la famille était alliée à celle de Créqui.

N° 16. — M. et Mme Saint-Céran l’habitent sous Louis XVI, postérieurement à Lefebvre de Caumartin, chevalier non-profés de Malte, premier gentilhomme du roi de Pologne, qui l’avait de sa mère, née Fieubet. Les Fieubet y étaient de père en fils aux droits de Marguerite Saintot, veuve de Jacques de Creil.

N° 17. — Huguet de Sémonville, conseiller au parlement, et sa sœur, la comtesse d’Estrades, y ont succédé par voie d’acquisition à Mme de Catinat, héritière de Nicolas Fraguier. Ce M. de Sémonville a eu pour filsM. Huguet de Montaran, secrétaire du roi, et pour petit-fils le marquis de Sémonville, grand-référendaire de la Chambre des pairs.

N° 19. — Renaire, secrétaire du roi, l’avait acheté de Chassepot de Beaumont, qui lui-même était cessionnaire de la famille parlementaire des Fraguier. Robert Fraguier s’en était rendu adjudicataire au Châtelet, en l’année 1590, sur des poursuites exercées contre Nicolas des Roziers.

Rue Pastourel* (4)

La rue Groignet, connue avant la fin du xme siècle, devait sa désignation à Groignet, mesureur des blés du Temple ; Roger Pastourel y avait une maison sous le règne de Philippe VI, et son nom prit la place de l’autre pour plus longtemps. Jean Pastourel, seigneur de Groslay près Montmorency, siégeait au parlement de Paris en l’année 1378.

N05 17 et 18 : — appartenaient l’un et l’autre, avec leur jardin, à Desmarquets, bourgeois, y demeurant et y succédant aux Galland, famille de robe. Le grand-prieur de France en avait fait l’objet d’un bail à cens, au profit de Bernard Bidelin, le 23 mai 1464..

N° 7 : — à Prémiat, tapissier, acquéreur de Pierre d’Hozier, généalogiste de la cour.

N° 5. — La famille Montauglan l’avait pour hôtel sous Louis XIII. Un trésorier de France à Limoges le laissa à un maître-des-requêtes, qui eut pour héritier son fils, François, de Creil de Soisy, colonel du régiment de Bassigny. Celui-ci, en 1709, vendait au père de M. de La Vieuville, gouverneur de Quillebœuf, gentilhomme ordinaire du roi. Les héritiers de ce dernier avaient à leur tour pour acheteurs Devaux, maître-des-comptes, et sa femme, Agnès Blair. Prévost-d’Avèze, qui a écrit un livre sous ce titre : Un tour en Irlande , et des articles littéraires dans la Revue de Paris , dans le Constitutionnel, avait sous Louis-Philippe un appartement

(1) Notice éprite en 1860.

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