RUE AUBRIOT, ETC
Le peintre Sylvain Bailly, père du savant qui présida la mémorable séance du Jeu-de-Paume, jouissait d’un petit hôtel à l’encoignure delà rue des Singes et de celle des Blancs-Manteaux.
Rue des Oiseaux et i*ue de Beauce* (i)
Hélas! tous avez donc laissé la cage ouverte,
Que votre oiseau s’est envolé?
Les oiseaux ne chantent plus qu’en cage dans la ruelle qui leur paraît dédiée. Des haies d’aub.ëpine n’y berçaient-elles pas des nids mélodieux, avant que le spéculateur Claude Chariot traçât cette rue entre l’hôpital des Enfants-rouges et la rue de Beauce ? On le. dirait ; mais elle s’appelait à l’âge le plus tendre Petite-Rue-Chariot, et ce n’est pas au vol que l’on a pris, pour en enchanter l’écriteau, des oiseaux qui, tout simplement, s’y becquetaient sur une enseigne. Le printemps n’y verdoierait pas sans le marché des Enfants-Rouges, qui, dix ans après, s’est ouvert avec cinq portes, dont une rue des Oiseaux.
Ce marché appartenait en 1750 à Jacques Cassini, conseiller du roi et maître en sa chambre des Comptes, membre de l’académie des Sciences, qui le tenait de sa mère, née Geneviève De Laistre. Ladite épouse de Dominique Cassini, premier astronome du roi, en avait hérité le tiers de son père, Pierre de Laistre, lieutenant-général du roi à Clermont-en-Beauvoisis, et de sa mère, Anne Durand. Ceux-ci avaient été donataires de Jean Duflore, pour la moitié de leur part; ils avaient acquis l’autre moitié des héritiers de Thomas Aubry et de Jean Jacob.
Mlle de Scudéri a demeuré à la fois rue de Beauce et rue des Oiseaux. Elle avait déjà passé
(1) Notice écrite en 1869.