‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 2)Chapitre 108 sur 111 · RUE DU MONT-PARNASSE · texte numérisé non relu

RUE DU MONT-PARNASSE

autre sens changé d'idées? Il était purement démocrate et républicain à foire peur ; le voilà toutefois qui exerce, comme fondateur et chef de la compagnie des voitures de place et de remise, un monopole sans pareil, en se moquant pas mal de la seule liberté connue en industrie, la concu:rence î La charmante habitation de M. Ducoux, n" 23, doit l'ancien surnom d'hôtel des Cariatides à deux façades, que décorent principalement deux cariatides élevées sur leurs piédestaux et portant un entablement dorique. Les croisées du premier étage sont ornées de chambrajdes et de corniches ; un fronton surmonté d'un basrelief règne sur celle du milieu. M. Parker y succédait, sous le premier empire, h un notaire, M. Pierron ; mais le premier occupant avait été Benjamin Calau, peintre de la cour de Prusse,' lequel lit de bons portraits, retrouva la cire punique et mourut à Berlin un peu plus que sexagénaire en 1785. Poyet n'avait donné que dix ans plus tôt le plan de la maison. L'ouverture de la rue avait été autorisée vers le même temps, h la requête et aux frais de Roussel, curé de Vaugirard, représenté par Morel, avec qui il avait traité ; le prolongement de cette rue au-delà du boulevard Mont-Parnasse n'eut lieu, d'après MM. Lazare, que vers 1786, sur des terrains échus à l'Hôtel-Dieu ou à l'Hôpital-général, mais ayant dépendu de la ferme du Grand-Pressoir.

Le bouquet de la fin des travaux ne fut pas plus tôt mis et arrosé à l'hôtel des Cariatides, que le comte d'Orliane fit jeter, presque en face, les fondements de l'hôtel du Silène, qu'il avait dessiné lui-même et que lui-même il occupa. L'invocation du nourricier de Bacchus était justifiée par une statue et par des bas-reliefs. Le sénateur et comte de l'Empire Dubois-Dubais, qui avait siégé à la Convention, fut un des successeurs du comte

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