RUE SAINT- PAUL ET RUE CHARLES V
avait été incontestablement occupé au xvii*^ siècle par Flécheux, pâtissier, dont les brioches avaient de la. réputation ; les prisonniers de la Bastille en taisaient prendre de toutes chaudes : ils étaient les premiers servis.
Des autres pièces du palais Saint Paul on a distingué, sous le règne de Louis XI, le retrait où dit ses heures monsieur Louis de France ; cette
pièce ne dépendait .ni de l'ancien hôtel de Sens, ni de l'hôtel de Puytemuce, mais faisait partie de celui qu'on avait appelé Saint-Maur et de la Conciergerie, sis entre la ménagerie, que représente la rue des Lions, et l'église Saint-Paul. Charles V y avait logé ses deux fils ; la reine Isabeau y avait établi quelque temps après les écuries de sa maison.
La compagnie des Eaux de Seine clarifiées, qui siège n°4, nous rappelle qu'en la même rue des bains se coulaient chez Godefroi VEstuvéeur l'an 1292. A vingt-trois années delà, Jacques de Laigny était le particulier notable de la rue Saint-Paul, où le nommé Haacqun de. HoUand, taunier, servait à boire et h manger. Coilfier, commis d'Émery de Particelli, a marqué ii son tour sur la ligne de nos numéros pairs ; ce financier en sous ordre était fils d'un commissaire au Chàtelet, mais petitfils de la Coiffîer, pâtissière connue pour avoir été la première à servir des dîners à tant par tête. Ledit 4 émargeait du royal séjour et en retenait encore le nom quand les frères Paris, ces quatre fils Aymon de la finance, y demeuraient, sous la Régence. Leur hôtel, sis entre une tbntaine, qu'on nommait le regard Fieubet, et le quai des Célestins, passa La Vieuville, et c'était vraisemblablement du fait de la famille de M"'« de Parabèrc, née de la Vieuville ; une enseigne du Dauphin, royale quand même, flottait alors à la porte d'un traiteur du voisinage appelé Florent.
La rue Neuve-Sai.nt-Paul, dont une moitié a