‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 2)Chapitre 6 sur 111 · RUE DU CI.OITRE-NOTRE-DAME · texte numérisé non relu

RUE DU CI.OITRE-NOTRE-DAME

devait posséder (iiruiic maison ; mais ils étaient 51, et toutes les maisons situées dans le périmètre du cloître, dont les rues étaient enlretenuer> par le chapitre, ne se trouvaient pas canoniales. Quand le chanoine était mort ab intentât, le bureau du chapitre ouvrait une enchère, et les droits de mutation s'élevaient au cinquième du prix ; si, avant de mourir, le chanoine avait disposé m extremis de sa propriété, par-devant les commissaires du chapitre pour la validité c'est le dixième qui revenait aux capitulants ; dans ces deux cas, au reste, les créanciers primaient les héritiers, quant ù la portion disponible. Tout cela était si connu qu'un chanoine empruntait avec la plus grande facilité, soit pour acquérir une propriété dans le cloître, soit pour la réparer ensuite. Ils avaient presque tous des dettes, mais solidement hvpotliéquées, puisque leurs maisons valaient, en général, de 60 à 100,000 livres. Celle de M. Bochard, décédé peu de temps avant la promulgation de la loi nouvelle, lui avait coûté 79, 400 tV., et il y avait fait poui- 60,000 tr. de réparations dans l'année de l'acquisition ; celle de M. Montagne, doyen, revenait de la même façon à 74,000 livres, plus :)0,000, et il n'en était pas différemment pour les logis des chanoines Dumarsais, Desplasses, Leblanc, Viet, Delon et de Bonneval. DilVérentes conclusions capitulaires avaient été prises en 177o, en 1766 et en 1745 pour régler différents usages que le temps avait consacrés, avec la sanction des autorités spirituelle et temporelle ; toutefois les statuts et règlements conservaient au chapitre pris en corps le titre de propriétaire-foncier, en reconiiaissant à ses membres la faculté de disposer de la jouissance des maisons par la seule voie des résignatior.s au chapitre.

Les laïques habilant le cloître étaient surtout des magistrats; on y venait solliciter un certain

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