‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 2)Chapitre 70 sur 111 · RUES MICHEL-LE-COMTE, ETC · texte numérisé non relu

RUES MICHEL-LE-COMTE, ETC

Louis XVI, dont il vota la mort, comme le cidevant comte Le Peletie)* de Saint-Fargeau, qui tut assassiné par un ancien garde-du-corps la veille de l'exécution du roi. Sur ce la rue Michel-Ie-Comte prit sans déroger, mais ne garda pas longtemps le pseudonyme de Michel- Le-Peletier. Dubois de Crancé, plus heureux que son collègue, devint sous le Directoire ministre de la Guerre ; mais, après le 18 Brumaire, il se retira, faute d'emploi, dans ses propriétés champenoises.

L'hôtel des Hypothèques portait le chiffre 32 dans la même rue, sous l'Empire. Un épicier du voisinage était à cette époque une ancienne tricoteuse : elle désirait garder un incognito que, par égard pour les parents d'une femme, revenue à bien, qui reniait jusqu'à son sexe, nous ne violons même pas. Ferry, autre épicier de la rue Michel-le-Gomte, était l'un des gardes du corps des épiciers et apothicaires en 177!^.

Notabilités de cette rue, quatorze ans après :

M- Letioir- de Mezièret., payeur de leutes, au n" 19 de notre temps, hôtel dont Je 17 devait dépendre ; M. Vciudé, banquier, no 20 ; l'architecte Verniquet, n» 21, et M. d'Halvil, au 28, hôtel donnant aussi dans la rue Montmorency, où nous en parlerons plus amplement.

La charge de commissaire-voyer, achetée par Edme Verniquet en 1774, l'avait poussé à réaliser, comme architecte du Jardin-du-Roi, des projets de Bulîon. Mais son grand-œuvre fut le plan de de Paris, qui demanda 28 années de travail. L'ordre de dresser ce plan avait été donné par Louis XVI, dès 1783, mais sur des proportions si vastes qu'elles avaient bientôt Mi reculer devant l'exécution. Le commissaire de la vcirie avait relevé ce projet abandonné, et ses planches étaient déposées aux Cordeliers. Puis, la Révolution venue, le bureau

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