RUE RICHER
Pierre une maisonnette, que remplace le n" 1, passage Saulnier, habité encore par M'"e veuve Duval. La même année, M'"" Gliasseraud était propriétaire du 34, rue Richer, petit hôtel datant de l'ancien régime. N'était-ce pas un hôtel Johannot, numéroté 8 sous l'Empire? Nous serions tenté d'en attribuer l'origine h Jean-Charles Richer, écuyer, chevalier de Saint-Michel, quartinier d'abord, puis échevin en 1780 ; mais les Almanachs royaux marquaient rue des Petits-Augustins la résidence de cet édile, qui fut aussi avocat, conseiller du roi, expéditionnaire en cour de Rome.
D'ailleurs, Antoine Richer, fabricant et marchand de bas au métier, avait en 1734 une maison dans la rue du Faubourg-Montmartre au lieu dit les Pointes, et il y tenait d'une part à Pesty, d'autre part il Lallemand, dans le fond aux héritiers Boucher, L'égout de la ville baignait les Pointes et ne marquait encore qu'étroitement la place de la future rue Richer. Le terrain de Sébastien Raoul, propriétaire J\ l'encoignure de la ruelle de i'Égout, avait été aliéné par les chanoines de Sainte- Opportune au profit de Gèllée, en 1601 ; mais le vendeur de Raoul était Fontaine, secrétaire du roi ; il ne restait qu'un droit de censive à payer au chapitre le i24 juin de chaque année, jour de la fête de sainte Opportune. Magdeleine Violle, veuve de Saveuse, marquis de Bougainville, avait laissé vers 1680 un terrain plus avant assis, le long du même égout, à sa fille, veuve du comte de la Mark, maréchal-de-camp.
L'échevin, qu'il descendît ou non du fabricant de bas, fut parrain de la rue ; mais les fonts baptismaux sur lesquels il la tint étaient encore l'égowt. On ne la connaissait que comme ruelle de I'Égout en 1738, et alors les jardins, les marais et le peu de constructions qui y donnaient, appar-