RUE PICPUS
bourrelier au faubourg Saint-Antoine, faisait donation aux Picpus de la nu-propriété d'une maison, dont il restait usufruitier ainsi que son père ; voici les signatures des religieux-profès qui acceptaient la donation : Louis Mirleau, ministre provincial, Jérôme, defftniteur, Macaire, ex-provincial, Murcian, gardien, Eustache, vicaire; Emmanuel, Samuel, Grégoire, Charles, Constance, discrets, et Bonnot, aussi discret et procureur. Chez eux les frais du noviciat étaient de 400 livres et la profession entraînait h-peu-près la môme dépense.
Le n° 52, situé en regard du couvent, qui en était propriétaire, servait de point de départ aux ambassadeurs des puissances catholiques, le jour de leur entrée solennelle à Paris, qui avait lieu ordinairement le dimanche. Cérémonial qui commençait à la Folie-Rambouillet, rue de Charenton, pour les ambassadeurs protestants.
Les religieux ont eu pour successeurs : au 57, un maître-de-pension, puis la congrégation de la Mère-de-Dieu, fondée par M'"'' de Lezeau; au 42, le jardinier du couvent de Sainte-Clotilde; aux 41, 39 et 37, les dames des Sacrés-Cœursde-Jésus-et-de-Marie, dont l'église au 35 est neuve.
On y consacre tous les ans un service funèbre aux victimes immolées peiidant la Terreur sur la place du Trône, alors du Trône-renversé, et qui ont été enterrées dans un ci-devant cimetièi^e de chanoinesses, voisines des religieux de Picpus. Les parents de ces victimes ont été autorisés en 1804 à se faire inhumer près d'elles. Le général Lafayette y repose près de sa femme, fille du duc d'Ayen, et il n'y a pas longtem.ps que la marquise de Rosambo a pris sa place au même cimetière.
Tubeuf, intendant des finances d'Anne d'Autriche, avait fait venir de Reims et installé au village de Picpus, avec le concours de M. de Gondi, arche-