‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 2)Chapitre 86 sur 111 · RUE PICPUS · texte numérisé non relu

RUE PICPUS

vêque de Paris, les chanoinesses de Notre-Dame-de-la- Victoire-de-Lépante : la première supérieure qu'elles y avaient élue, en '1652, était Suzanne ïubeuf, sœur de leur bienfaiteur. Ces religieuses célébraient, le 7 octobre de chaque année, la victoire remportée en 1572, dans le golfe de Lépante, par don Juan d'Autriche sur les Turcs. Elles suivaient la règle de saint Augustin et portaient un habit de serge blanche, avec surpli de toile fine, un voile noir sur la tête, une aumusse sur le bras. Environ 40 chanoinesses et 10 converses composaient leur maison, en 1778 : des jeunes pensionnaires y étaient reçues moyennant la rétribution annuelle de 400 livres, élevée à 500 dans les derniers temps. Le séminaire de Picpus, qui a succédé en 1830 à une fondation religieuse irlandaise, occupe en partie l'ancienne maison des religieuses.

Il y avait avant la Révolution plus de pensions de garçons que de couvents dans cette rue Picpus, et presque toutes du côté droit. La Mésangère, maître-ès-arts, homme de lettres, qui avait reçu la tonsure, y fut le chef d'un établissement, où la pension se payait 500 livres jusqu'à 10 ans, 600 au-dessus de cet âge, plus 20 pour papier, plumes, encre, poudre et pommade, et dans cette maison d'éducation, comme dans les voisines, on donnait par élève 24 livres de bienvenue pour les maîtres et les domestiques. Ayant quitté l'enseignement, La Mésangère fut rédacteur du Journal des Dames et des Molles de 1790 à 1831. Outre MM. Watrin, Lottin et Coutier, qui étaient établis plus haut, M. Collin tenait une pension, la plus ancienne de la rue, au n" 92, lequel avait appartenu à M. de la Beaume, maître-des-comptes. Le sénateur Viltard en fit sa maison de campagne, et depuis c'est une maison de santé pour les affections mentales. On y lit encore sur le mur l'inscription que voici :

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