‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 2)Chapitre 88 sur 111 · RUE DE REUILLY ET RUE ERARD · texte numérisé non relu

RUE DE REUILLY ET RUE ERARD

royalement. Une chapelle, pour le desservir, ainsi ({ue Picpus, la Folie-Regiiauld et autres lieux du voisinage, avait été construite dès 1625 à la pointe Reuilly.

Le lieutenant-criminel Lecomte avait pour locataire un jardinier, en 1720, dans l'impasse, où De Meufve, banquier, entretenait sa petite-maison ; deux autres propriétés y appartenaient à M™^ de Vorce, qui en occupait une. De l'autre côté de la petite rue, à l'angle de la rue de Cbarenton, un voiturier était propriétaire ; puis venait le comte de Noce, qui ne soupait pas que chez le régent, puis le couvent de la Trinité, donnant aussi rue de Reuilly. Plusieurs corps-de-bàtiments datent, en cet endroit, des siècles précédents.

Suzanne Sarabat, protestante convertie, et M'"« Voysin, femme du chancelier de France, établirent, en 1703, près du cloître Saint-Marcel les mathurines, filles de la Trinité, transférées près de l'Observatoire peu de temps après, puis, en 1707, rue du Faubourg-Saint-Antoine, et cinq années plus tard clans une maison de la petite rue de Reuilly, que leur cédait M"*^ Fréard de Chanteloup. Ces religieuses, qui n'étaient point cloîtrées et que des vœux simples engageaient, portaient uu triangle d'argent en sautoir sur un ruban bleu. Elles enseignaient gratuitement des filles pauvres et prenaient des pensionnaires à 3 ou 400 livres par année. La Trinité devint, sous la République, une filature ; on y retrouve une manufacture de papiers peints.

On a appelé Bas-Reuilly l'impasse et la petite rue, ainsi que la rive droite de la rue de Reuilly. La rue Montgallet elle-même a été dite du Bas-Reuilly. Le Haut-Reuilly a gardé le château, dont ce qui reste est beaucoup plus vieux que la manufacture royale, substituée au château d'une autre époque. La inar-

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