RUE DES GRAVILLIERS
le n" 14 et rivalisait avec Georges, établi n" 27 ; les angles de la rue du Temple portaient les chiffres 46, 47, et Naturali, banquier, habitait le n" 84.
Ce dernier numéro est assez élevé pour faire croire que la rue Jean-Robert ne se distinguait déjà plus, sous Louis XVI, de celle des Gravilliers. Toutefois, MM. Lazare ne rapportent ce rapprochement qu'à l'année 1851. Ils racontent en même temps que, le 4 germinal an xn, Joyaut, Durban et Dutry, compromis avec Georges Cadoudal, furent arrêtés au n'' 24 de la rue Jean-Robert, depuis lors n" 88 de la rue des Gravilliers.
Rue du Poirier, (i)
Thaumasse, dans la Coutume du Berri, parle de grains vendus et à vendre « selon que le blé vault au Poirier. « On appela donc Poirier un marché au blé, et cette ancienne acception semble donner à notre rue, qui suit la rue Brisemiche, laquelle fait angle avec la rue Taillcpain, la seule élymologie rationnelle de son nom. Mais celui-ci fut également porté par une sorte de jeu.
Aussi bien la rue s'était dite de la Petite- Bouclerie dès le commencement du xiv« siècle, et une reconnaissance censuelle de l'année 1723 ne la nommait encore Poirier qu'en ajoutant : « dite aussi de la Baudroirie. «
Ce titre confirmatif, passé au protit du chapitre de Saint-Merri, comme seigneur censitaire, était conçu dans les termes ordinaires ; seulement on y relatait une circonstance particuhère, c'est que le reconnaissant signait entre les deux guichets du Châtelet. Le propriétaire en prison n'en était pas moins qualifié messire Jacques-Edouard Richer, sieur de la Petite-Ban e, Hessel, Glivot et autres lieux, bachelier de Sorbonne, prieur de Saint- Vincent de Laitre. Sa maison de la rue du Poirier comportait trois corps-de-bàtiments et aboutissait par-derrière à une maison de la rue Neuve-Saint- Merri appartenant à l'Hôtel-Dîeu et que nous désignons dans la notice consacrée à cette autre rue.
(1) Notice écrite en 1864.