‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 2)Chapitre 99 sur 111 · RUE ET PLACE SAINTE-OPPORTUNE · texte numérisé non relu

RUE ET PLACE SAINTE-OPPORTUNE

un prieuré de filles. L'église datait, comme ermitage de Notre-Dame-des-Bois, d'avant l'invasion des Normands ; au siècle xni on l'avait rebâtie et au siècle suivant érigée en paroisse. Ses deux bienfaiteurs principaux étaient Louis-le-Bègue et Louisle-Gros.

Il y avait aussi, en ii260, une maison h Simon d'Auxerre sur la place Sainte-Opportune ; entre cette maison et l'église siégeait la justice du fief. Or nous retrouvons sur la place les n°' 4 bis et 6, dont le plan de 171o a tenu compte. De ces deux maisons la plus grande donnait ii deux pas d'une porte latérale de l'église, et elle devait être non-seulement capitulaire, mais encore chef-lieu seigneurial du fief de Sainte-Opportune, par destination originaire ; ce qui en reste de mieux est voué en notre siècle au commerce du bouchon, de l'éponge et de l'amadou. Aussi bien la justice du chapitre avait été transférée aux Percherons, dès l'année 1483, par « Messieurs les chefcier, chanoines et chapitre de l'esglise Madame Saincte Opportune, seigneurs de leurs grand et petit cloistres et anciennes appartenances d'iceux, du fief de Saint- Caran et Cocatrix, en partie des Percherons et Marais de Paris, à prendre depuis le pont Perrin jusqu'au dessous de Chaillot, et austres lieux. » Du petit cloître dépendait la rue ; du grand, la place, et on ne cessait pas encore d'y voir, sous Louis XIV, un pressoir banal à verjus, propriété domaniale. La chefcerie n'eu était pas moins propriétaire dans la rue des Fourreurs, et il en était de même du chapitre, dans la censive duquel il se trouvait des maisons situées en 16 rues de Paris, d'après Sauvai. Les rues étaient encore peu nombreuses, mais se multiplièrent au XYU!*^ siècle dans ce qu'on appelait la ceinture, les fossés de Sainte-Opportune : zone d'abord de défense militaire, puis d'égout suburbain, avant que Paris,

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