RUE DU RENARD, ETC. 6J
Soissons, qui succédait lui-même au ministre, son père, et h son grand-père, Robert Arnauld d'Andilly, dans la propriété de son hôtel, ouvrant rue de la Verrerie. Seulement M. de Pomponne tenait aussi à la marquise de Castilly, dont la maison avait sa porte sur la rue du Renard-Saint- Merri.
Rue et Piace Mainte-Opportune, (i)
Vendue nationalemeiU le 24 novembre 1792, l'église Saiate-Oppoitune fut bientôt démolie. Des maisons la remplacent, entre la rue de l'Aiguillerie, la place Sainte-Opportune et la rue du même nom, qui s'appelait aussi de l'Aiguillerie quand la principale porte de l'église y donnait. Était-ce assez d'espace pour une église royale, collégiale et paroissiale, avec sa tour festonnée de tleurs de lis? Pas trop: vous en pouvez juger. Mais les paroissiens pauvres remplissaient le chœur, tandis que le service curial se faisait dans une chapelle, sur le côté méridional de la nef. Le chapitre, au surplus, n'avait-il pas comme sous la main l'église des Saints-Innocents, dont le curé était à sa nomination? Le jurisconsulte François Connan, élève de l'Italien Alciat, et que François P'' avait fait maître-des-requétes, reposait à Sainte- Opportune, au-dessous d'une épitaphe en vers latins, qui témoignait de la douleur de sa veuve. On ne remarquait pas moins un superbe candélabre, dont Charles-Quint, en passant à Paris, avait fait présent à l'église. Plus anciennement il y avait eu des recluses dans une loge qui dépendait du cloître, notamment Agnès' du Rochier : cette tille d'un gros marchand de la rue Thibautodé s'était enfermée là volontairement, le o octobre 1403, n'ayant que 18 ans, et elle y était morte h 98. A une époque encore plus reculée, Sainte-Opportune avait été
(1) Notice écrite en 1864. La rue des Halles, qui traverse la place Sainte-Opportuoe, est de création postérieure.