RUE DE BUFFON
(Fin de la notice.)
Le fils deBuffon, à son tour, avant que la Terreur ait envoyé à Téchafaud cet héritier d'un nom qui eût dû lui servir d'égide, vend 693 toises de terrain, entre notre rue et le cours d'eau des Gobelins, le 5 juin 1793, à Mille, serrurier, qui a déjà acquis de Buifon père un autre lot, sur lequel il a édifié le n"" US actuel. Petit homme et bossu, ce Mille! qui n'en était pas moins un artiste dans sa profession. De lui sont toutes les grilles qui ferment le Jardin des Plantes, ainsi que le pavillon du Belvédère, tout en fer et en cuivre, considéré comme un chef-d'œuvre. Il occupait le n^'S?. Quant à son autre propriété, elle fut réunie dès 1 789 à la maison qui répond au chiffre S15 et dont le comte de Buffon avait transmis remplacement à Piat,
pharmacien 'dJittip^ué; e^eit là (^aji cumioeiicemeDt de ta Révolution Esquirol employa, le premier, les passions hu- {Daines comme agent curatif des maladies mentales : jusque-là on s'était borné à enchaîner les fous, lorsqu'on les jugeait dangeveuK. Devons les points da monde on vint y consulter 'le ehef d'une toaisoB d'un nouveau genre, à la mémoire duquel s'élève à Charenton un monument , consécration de son initiative et du mérite de ses travaux. Aussi bien un autre savant recommandable, M. le docteur Métivié , médecin de la Salpétrière comme Esquirol, habite depuis 1808 le susdit n"" 23, dont M""' de Loizerolles et son fils ont été autrefois locataires. Le fils avait été en 93 arrêté, en même temps que Loizerolles père, conduits tous deux à Saint-Lazare. L'avant- veille du 9 thermidor^ un huissier vient à la prison, avec une listé, et il faitTappeldes victimes destinées à l'holocauste révolutionnaire^ le nom est prononcé de Loizerolles fils, jeune homme de ^ ans, qui dort dans un coin de la salle, et le père en profite pour répondre ,à çia place : -^ Présent!.*. Le greOi^r en est quitte pour ctianger sur 4a liste l'âge du condamné, qui 4^ la Conçj^geitie monte, le lendemain matin, dans» la charrette de la guillotine.
Les n""* &3^ ^ô, comportent des pavillons de l'autre siè* cle, servant.de magasin et de logement à des employés du Jardin. Au reste, les numéros de la rne ne répondent pas tous, à l'appel; il en est qui s^appllquent, par une ambi-
sous NAPOLÉm m. a^
tiease prévoyance de Tadininistration urbaine, à de simples placer ë Ë&tir;
II s'y rencontre encore un ou deux jardiniers -pépiniéristes, axitrefofs plus nombreux datis^ ce qoaitie]^* avant tout botanique Le n' 01 est pzsBé^ par exemple^ de^ Vmjè de ces horticulteurs à un notable cbarpmitfëP^ M^ Bû^ bief, qui depuis 1886 a assemblé des^pièew dto bois pour toutes les maisons ueuvesde la rue et dd' bien d^autre^tues*
Au n"" 73, vis-à^vis de Tanciennedemeuiie de Buffon, loge un savant modeste, dom Théodoi^. Le^mate de'Saiiït^ Génies a fait pour ce bénédictin , fort éru:îit dans les sciences natorelles, les jolis vers qui suivit :
Lorsque la gloire de Buffon Obtient de nos respects le tributlégitime^
r^ous gardons une part d*estinie Pour son modeste ami^ le sage Daubenton.
Leur exemple se renouvelle.
Nous voyons encor des savants
De cette union fîèatèmdief
Offrir des modèles vivants.
Le nom de d*0rbigny. décore un vaste ouvrage, . Précieux monument d'un travail infini; Mais comme le travail, la gloire se partage.
Et nous rendons un juste tiemmage
Au Dâtibniton{d^:d'Orbii^jf