‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 4)Chapitre 9 sur 85 · RUE DE BUFFON · texte numérisé non relu

RUE DE BUFFON

Ce qa**!! y .avait avant la me. — Baffon père et III0. — lie scrrarier. — Efl^airol. — M. Métivié. — lieiserolles père et fils. — I^abief •— 1 Tlié^ilere.

Pierre Jubert de Basseville^ ingénieur du roi^ a dressé en 1739 un atlas de la censive ou seigneurie directe de Tabbaye royale de Sainte -Geneviève dans la ville et faubourgs de Paris; une chaussée y est seulement tracée, qui se retrouve indiquée comme pavée, dans un plan rectificatif ajouté au Terrier vingt-six années plus tard par Rivière, géomètre et arpenteur du roi en la maîtrise des eaux et forêts au département de Paris. Vers Textrémité de cette avenue est une maison appartenant à Dubois, pâtissier, de. laquelle dépendent des marais et un fourré de bois, aujourd'hui enclavé dans le Jardin-des-Plantes en face du n"" 31 de la rue de Buffon. Ce bois touche, d'après le plan, aux petites fermes du sieur Plé; des jardins régnent alentour, dont le baron de Goulas dispose et englobés euxmêmes par le Jardin du roi un peu après. La petite rivière des Gobelins, aux deux rives bordées de saules, suit à travers Tenclos Patouillet une même direction que la chaussée, laquelle divise un groupe de marais et de chantiers clair-semés de maisonnettes ; le premier chantier à

main gauche en venant de la Seine, est afifecté alors par la Ville au service des marchands de bois forains; puis on découvre encore à peu de distance la salpétrière de Laine, dans une maison avec jafdîn, ci-devant dite. Jeu de V arquebuse.

En 1781 le grand naturaliste, comte de Buffon , qui habite Thôtel qualiOé de l'Intendance, lequel existe encore à l'endroit où la rue rencontre celle Geoffroi-Saint-Hilaire, cède aux religieux de Saint-Victor 12,404 toises de Tancien clos de Patouillet, qu'il a acquises quatre ans avant, et reçoit en échange un terrain qu'il revend au roi Tannée suivante; en 1787 il se ravise, rachète aux Victorins une partie du sol qu'il leur a transféré. C'est une'année après que, plein de jours et de jours bien remplis, Buffon paie son dernier tribut à la nature, qui lui eu doit J}ieû un de reconnaissance. La chaussée du chantier de la Ville, en 1790, est prolongée sur le clos Patouillet, antérieurement vendu en 1740 à Sardier par Marie- Angélique du Fourde-Nogent, femme du marquis de Bannes d'Avéjan, maréchal-de-camp.

(La fin de la notice de la rue de Buffon paraîtra dans la livraison suivante.)

P«ri». — Imprimera de Pommbait el Homav, US, rue YAviii.

Lu. i8 LES ANCIENNES MAISONS

Des .rues de Buffon, du Baisson-Saint-Louis, Cadet, du Caire, delà Calandre, des Canettes, Canivet, Cardinale, des Carmes» du passage et de la place du Caire.

NOTICES FAISAKT PABTIB DE L OUVRAGE HfTITULÊ :

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Monographies pobliées par livraisons sc^parëes en suivant Tordre alp1iabéU«|Be des ruea.

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