AVENUE DES CHAMPS-ELYSÉES
^ Eq 48i6^ Mairie de Médici^ crée, sur d'anciennes cultures 4e Qam'alchefs ^ la ptomeiiade du Cours-la-Reine ^ que fer* Bieât des fossés €^ des grilles. Vers 4670 / se plantent la ^ande allée du Roule, dite depuis l'Avenue des Champs- Elysées, ainsi que les Quinconces* Au Rond-Point se trouve ensuite le pont d'Antin, jeté en 4719 sur un égout, et la |>fomenade, aoette époque, sert toutes les nuits de repaire «tuK malfaiteurs. A la fin du xvuf sièle, les hôtels du fau* J^ourg Saiett-Honoré projettent leurs jardins tnagniSques âiti côté des Champs-Elysées,, et la Folie-Marbœuf, le Co- Jysée, la Folie-Beaujon, Tancienne résidence de M"® de Pomtpadour (maintenant Élyaée-Nàpoléon) bordent cette espèce jdeparc aux grandes allées, aux carrés disposés pour les :jàux de paAime, de quilles et de ballon, dont les abords ont été embellis principalement par ^Quis XV. Un monument ; ea rbonneur de Marat et de Le Pelletier y surgit, soup la > Convention^ détruit après la chute de Robespierre. Puis la . place Louis XV, devenue pl^ce Louis XVI à titre d'expiation, et les Champs-Elysées se trouvent oonqédé» à la ville par
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Charles X, mais à la condition qu'elle y dépense Si,30O,OOO francs.
Depuis cette dernière date, Taspect des rives de ravenue s'est métamorphosé^ en même temps que s'en améliorait la viabilité. Là pourtant commençaient et finissaient, dès les rignes précédents, toutes les réputations de la mode, au point de yue des équipages, et les amours y menaient déjà grand train. Le palais de l'Industrie, des théâtres, des cafés, des parterres, des jets d'eau, animent et décorent la promenade qui , depuis l'Exposition universelle, a perdu le caractèred'un spacieux boulevard parisien, pour devenir en plein air le caravansérail de toute l'Europe. Mais il y aurait vraiment ingratitude à oublier que Marbœuf, Beaujon et le Colysée, et de superbes hôtels riverains avaient déjà donné, depuis près d'un demi-siècle, à cette longue avenue, une physionomie splendide et agréable. Par delà le Rond-Point, deux lignes d'hôtels luxueux , de création toute moderne, font conduite à l'avenue, dite précédemment de Neuiily, jusqu'à la barrière de l'Étoile, qui est menacée elle-même de reculer au-delà du Bois de Boulogne. Ce quartier de Paris est devenu, comment en douter? le faubourg Saint-Germain du règne de Napoléon IIL
Par conséquent, les anciennes constructions y sont tout à fait clair-semées, et nous parlons lailleurs des plus remarquables, parce qu'elles se trouvent à l'encoignure des rues qui donnent sur les Champs-Elysées.
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sous NAPOLÉON fll. 9
On pourrait croire que rhètel qui porto le chiffre 44 date de la fia du siècle précédent ; mais le docteur Yiilette , acqttâ*eur pour partie du merveilleux jardin qui, sous le nom de ColyBée^ faisait l'admiration de Paris , s'est bâti la maison au commencement de la Restauration. Au premier coin de la rue d'Ângouléme se reconnaît un h6tel^ qui nous a occupé quand nous faisions la notice de cette rue^ et qu'beh bitait Marescalcbi, sous le règne de Napoléon t". Puis vient un petit hôtel à pavillon, possédé depuis longtemps par la baronne de MontaUeur, chef-d'œuvre de l'architecte Ducret.
Au 70, est fixé un marchand de chevaux, dont l'établissement sur l'avenue date du premier empire ; c'est le plus ancien de ceux du même genre qu'on ait comptés dans les Champs-Elysées. La magnifique pelouse qui apparaît au travers de la grille du n^ 74, rappelle une pension de garçons, que tenait, sous Charles X, Pierre Blanchard, dont le nom était attaché à la publication d'un grand nombre de livres écrits pour les enfants ; on dit même que M"*** Campan, qui, a publié ses mémoires, a transféré au même endroit, pendant un temps, la pension de demoiselles qu'elle dirigeait si bien ; qu'alors cette habitation se trouvait fréquentée par Bouilly, auteur de VAbbé de VÉpée, et par la famille dupoëteLegouvé. La large porte du 78 ouvre sur un jardin qui précède l'ancien hôtel d'un prince régnant. Nous voulons dire M. le duc de Brunswidc, lequel une révolution n'a dépossédé que depuis lors du gouvernement, de son
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Etat. A ce prince succéda, comme propriétaire, M. le comte de Caumont-Lâfbrce, aujouitl'hui doc, et qai s'est fait cobn^ struire un autre hôtel eti fece de Tancien jardin Beatrjoâ. •Quant à l'angle de la rue ée Berri, on y revoit te ^and hôtel édifié autrefois pour M** de Langeac pwr Chalgrin, et dont le salon, à plafond peint par Barthélémy, ^donnait alor«^ mr ce qu'on appelait le Grmid-Gours. Cfasdgrin, cetarehk tecte du roi Louis XVI et de Monsieur, aimait éperdûment sa femme, et cette passion tout à fait Intimé, mais qu'il n'était pas de mode d'afikèer au xyuï' stède, donna lieu à ce jeu de mots : sans I, il n^y aurait que Ckagrin.
Le 99 et le 101 ne remontent guère qu'au oHnmenoe-; ment du présent sièc^. A la place du 109, qui feit coin actueUement «ur la me du €hâteau-des-Fl0urs, il s'élemit;, sous Louis XVI, un bâtiment dont il reste un corps par derrière, et une échoppe à bière y attenait, que fréquentaient en ce temps-là les habitués du promenoir de Ghaillot.