RUES DES ROSIERS
Juifs, avec une place par-derrière, le tout acquis en 1631 de J. B. Scarron, sieur de Sainçton.
Une impasse Coquerel, qui avait été rue deux siècles et demi aupaiavant, a été réouverte en 1848, sur un arrêté pris par le ministre de l'intérieur Ledru-RoUin, et ajoutée à la rue des Rosiers. On y revoit deux maisons anciennes, les n**^ 15 et 17, qui ont appartenu au sieur Coquerel.
La rue des Juifs, grelle qui s'est détachée de la rue des Rosiers sous le règne de Louis XII, n'a projeté que depuis peu d'années un de ses propres rameaux jusqu'à la rue de Rivoli. Nous y remarquons, n'' 20, un magnifique hôtel déchu, où des fourneaux économiques étaient encore établis dernièrement, et nous ne désespérons pas de découvrir son origine, assurément brillante, que nous cherchons avec ténacité. Nous ne lui connaissons encore, comme anciens maîtres et seigneurs, que des Lefèvre deLéseauet de Géminy, (jui étaient de la cour des aides au dernier siècle. Maillée, peintre en émail, habitait de leur temps le n" 16 et possédait aussi le n" 14 : celui-ci avait eu pour enseigne la Croix-de-Lorraine, et celui-là, l'image de Saint-Claude. La famille du procureur Mangin-Humblot disposait, vis-à-vis, du 13.
On prêta volontiers sur gage dans l'autre rue, car écouffe ou e&cofle voulait dire milcm, synonyme approximatif de mont-de-piété: les milans étaient tenus surtout par des Lombards. Vers le milieu de cette rue, du côté des numéros pairs, voyezvous deux portes cintrées ? L'une des deux montrait, en guise de numéro, une figure d'Aigle, alors qu'elle écartait ou rapprochait ses battants au gré du sieur Duchesne et de sa femme, Marguerite Jacquet, dont la fille Charlotte épousa le célèbre Philippe de Champagne. Jean-Baptiste de Champagne, tilsde ce peintre, peintre lui-même et valet-de-cham-