RUE DE LA VILLE-L'EYÉQUE, ETC
une construction du xvi« siècle, si nous n'étions pas là pour dire que ce temps-ci les a vu mettre à la place d'escaliers à rampes de fer.
Sous le premier empire aussi, nous eussions rencontré, au premier étage du 38, la princesse d'Aremberg, fille du duc de Brancas-Lauragais ; au second, M"'« de Balbi, née Caumont de Laforce, qu'avait aimée Monsieur, comte de Provence, et qui était plus joueuse que les cartes ; au troisième, la duchesse de Fleury, née Coigny, et M""' de Saint-Geniès, avec son fils. Presque en face demeuraient la princesse de Baulïremont et la duchesse de Damas, entre l'hôtel du comte de Larochefoucauld-Surgères et celui où demeurait la comtesse d'Avaux, ainsi que le comte Joseph de Ségur, ci-devant colonel des dragons de Ségur, devenu auteur dramatique : leur habitation est maintenant l'hôtel à l'enseigne de la Ville-de- Paris. On remarquait encore à cette époque la marquise de Seignelay, née Béthune, un peu audessous de l'hôtel Surgères ; M"" de la Briffé, à l'ancien hôtel Pajot de Froncé, où son gendre, le comte Mole, lui succéda ; le baron Denier, intendant militaire en chef, au 31, et le comte Dupont, lieutenant-général, au 45. Mais plus de Vassé, plus de Houdon, comme avant l'ouverture des derniers États-Généraux !
Vassé, que ce fût le père ou le fils, ■ avait de la réputation comme sculpteur-ornemaniste ; son atelier s'était ouvert en sa propre maison, et Houdon, le premier statuaire de son époque, s'était établi dans les mêmes conditions un peu plus haut : le talent donc à deux pas du génie ! Mais Houdon avait quitté la rue de la Villel'Evêque pour une rue de Philadelphie, la statue de Washington lui ayant été commandée. En revanche, l'histoire contemporaine ajoute deux