‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 2)Chapitre 11 sur 99 · G RUE ET QUAI DES GRANDS-AUGUSTINS · texte numérisé non relu

G RUE ET QUAI DES GRANDS-AUGUSTINS

rampe en iev jusqu'à une librairie ancienne, où l'in-folio domine sur les rayons, et le 5, où demeurent MM. Pillet, qui impriment le Journal de la Librairie, depuis 1812, et le Journal des Villes et Campagnes, n'a été que refait pour M"*" de Bretteville, propriétaire des deux hôtels habités antérieurement par des princes de Garignan, autrement dit par la maison de Savoie. M"'" de Bretteville a eu pour héritière sa cousine, M"^ de Conflans, qui a donné, par testament, en 1761, à Louis de Conflans, marquis d'Armentiéres, lieutenant-général, toute sa fortune et notamment le 5, devenu l'hôtel de Contlans-Carignan ; mais la défunte avait réservé quelques legs, en laissant notamment à Brière de Bretteville une propriété de la rue des Grands-Augustins qui avait la même origine, c'était probablement le 7. Des lucarnes à la Ducerceau recommandent h notre attention une façade en briques au n" 3, même rue ; nous avons peine à croire que jusque-là pût aller l'hôtel de Nemours. Elle a été "timbrée des panonceaux du notaire Laideguive, et ce tabellion, y succédant comme propriétaire aux Dupré de Sainl-Maur, maîtresdes-comptes, devait en savoir plus long que nous sur l'origine de son logis, qui s'était probablement détaché de l'hôtel d'Hercule.

Du côté des chiffres pairs, en face de la rue de Savoie, les initiales E. B. s'entrelacent dans la grille d'une terrasse ; elles voudraient rappeler que la maison a été l'hôtel de Bussy : on y entre par la rue Christine. Matthieu Feydeau, docteur en Sorbonne et curé, plusieurs fois exilé comme janséniste enragé, n'avait que l'usufruit du n" 18 ; sa sœur en avait transporté ia nu-propriété au couvent de la Conception, dans lequel elle s'était retirée, à l'Assomption. Claude Feydeau de Marville, lieutenant aux gardes, était possesseur

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