‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 2)Chapitre 3 sur 99 · RUE DU JOUR · texte numérisé non relu

RUE DU JOUR

se battre en plein jour place Royale, où il avait Croixmart pour second. Arrêté dans sa fuite, il paya de sa tête en Grève cette forfanterie suprême. M'"^ de Boutcville, qui était liu;4uenote, passa galamment le veuvage : elle couchait dans des draps de lin écru pour paraître plus blanche. Toutefois elle épousa Croixmart, catholique comme son premier mari.

Un grand cabinet littéraire occupait en partie l'hôtel de Royaumont au moment de la Révolution, et l'archevêque de Cambrai, en tant qu'abbé de Royaumont, touchait le prix de cette location.

Mais il y eut du côté opposé un petit hôtel du même nom, qui a donné le change à plus d'un historiographe. Il était contigu à l'habitation de la communauté de Sainte-Agnès, ouvrant surtout rue Plàtrière. On y retrouvait les ruines d'une tour du mur de Paris dû à Philippe- Auguste. Un autre pan de la même enceinte se dressait chez le sieur Legay, alors qu'il disposait de la mai.son qui venait la cinquième avant la rue Coquillière, et ce tronçon se reliait aux restes d'une autre tour, régnant chez Gilles, rue Plàtrière.

Une tranche de ce gâteau de pierre avait été concédée par la Ville, en l'année 4574, h Jean du Tremblav, dont la propriété appartenait : en 1581 à Martin Ballet, bourgeois; en 1699 h Philippe de Laporte; en 1729 à Anjorrant, conseiller au parlement de Paris ; en 1767 à André Dufour, seigneur de la Nau, ou de Lanneau, et à Anjorrant, son beau-frère. Elst-ce à un prince de Lambesc ou à la viH€ de ce nom que ladite propriété devait la qualification d'hôtel de Lambesc ? Elle avait eu deux portes rue du Jour, avec une dans la rue Montmartre et une dans la rue Plàtrière; mais, Anjorrant et Dufour ayant partagé, la maison du premier donnait rue Mont-

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