RUE VICTOR-COUSIN
Condillac et son frère Mably, qui écrivait aussi. De notre temps encore, le poète Hégésippe Moreau a passé dans le même garni de longues nuits, puis le ciilique Gustave Planche, dont ce fut le dernier domicile.
Sur la même ligne sont le 1 et le 3 ; l'une de ces vieilles bâtisses se tient parfaitement droite encore, sur un rez-de-chaussée que l'abaissement du terrain a déchaussé pourtant jusqu'au soussol ; l'autre s'attaisse, comme uu soldai obèse, n'ayant plus que ses pieds qui gardent l'alignement. Toutes les deux, comme la précitée, datent, il n'en faut pas douter, de l'ouverture de la rue, qui eut lieu dans le xni« siècle. On y remarque fort peu une boutique où Robert donnait à manger, du temps de Mably et de Condillac, à raison de 12 et 16 sols, et qui traite encore au même prix, mais avec un menu réduit. En 1714, cette voie de communication, qui finissait h l'arcade, fournissait i\ la population de la ville un contingent de 5 maisonnées, qui retrouvaient le soir leurs portes à la lueur de 2 lanternes. Son prolongement jusqu'à la rue Soufflet ne remonte qu'à l'année 1849; mais le projet en fut conçu l'an xni et l'ordre de l'exécuter se donna dès 1826.
Sur la ligne opposée à celle où nous avons trouvé trois vieilles maisons, nous cherchons les deux autres. Mais ce côté a subi un reculement notable, la seconde année du règne de Louis- Philippe. Il s'y élève des façades encore neuves. Quoi de commun, en apparence, entre l'hôtel-garni que peuplent des étudians, n" 6, et l'ancien hôtel de Saint-Quentin ? Franchissez néanmoins la porte et vous reconnaîtrez sans peine que le bâtiment du fond n'est pas nouveau. Autrefois il faisait partie d'une propriété qui non-seulement partait de la place Sorbonne pour aller jusqu'à la rue des Grés, en longeant toute celle de Gluni, mais